Des personnes revêtues de pouvoirs intoxiqueraient la population riveraine du parc national de la Lomami dans le but d’opposer cette dernière à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
C’est la désolation exprimée par le chef de site, Radar Nishuli, le lundi 2 février 2026, lors d’une interview accordée à la presse.
D’après lui, ces personnes auraient affirmé à la population riveraine du parc que « leur forêt a été vendue », ce qui pourrait être à la base de la non-appropriation du projet.
"Un autre défi, c'est qu’il y a certaines personnes qui ont le pouvoir, qui intoxiquent la population en leur disant qu’on a vendu leur parc. Mais on l’a vendu à qui ? Qui était le vendeur et qui était l'acheteur ? Le marché s'était conclu où ? Et quel est le montant que l'acheteur a donné au vendeur ? Mais tu trouves un grand nombre de gens, même ceux-là qui sont censés comprendre les choses, qui valident que l’on vous a ravi notre forêt. Ça ce sont les défis, mais je pense qu'avec un dialogue permanent, nous allons arriver. Comme je l’ai dit dans mon discours, nous sommes le premier parc de la République à être créé avec sa zone tampon", a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Radar Nishuli dit ne pas comprendre comment la même population, qui a pourtant accepté l’érection de ce parc par des pratiques coutumières, pourrait s’y opposer quelques années plus tard.
"Parmi les défis majeurs, c’est le refus de certaines communautés à adhérer au principe, pourtant on a fait des rites traditionnels. Je suis un peu confus : comment moi je peux dire que je respecte ma coutume et refuser ce que la coutume a validé ?", s’est-il interrogé.
Il sied de rappeler que ce jeune parc, disposant d’espèces totalement emblématiques, fait également face à des défis d’accès en raison du mauvais état des routes. Par ailleurs, en dépit du financement qu’il reçoit de ses partenaires, la part du Trésor public demeure insuffisante.
Morisho Tambwe, à Kindu