La commune de Kasa-Vubu a été retenue comme site pilote du projet « Zone verte », une initiative visant à expérimenter de nouvelles approches de gestion de l’assainissement à Kinshasa. L’annonce a été faite à l’issue d’un atelier de réflexion organisé le vendredi 6 février 2026 par la Faculté de Pétrole, Gaz et Énergies renouvelables de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).
Placée sous le thème « Paradigmes nouveaux et solutions alternatives », cette rencontre a été animée par Aldarich Luboya, directeur de cabinet au ministère des Affaires sociales et cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC).
Dans son intervention, Aldarich Luboya a insisté sur la nécessité d’adopter des approches innovantes et inclusives pour faire face aux défis environnementaux auxquels la ville de Kinshasa est confrontée.
« La question de l’assainissement est aujourd’hui cruciale. Cette initiative citoyenne vise à explorer des solutions alternatives adaptées à notre contexte et à soutenir les actions du gouvernement », a-t-il déclaré.
Les échanges ont permis d’approfondir la compréhension du projet « Zone verte », dont la phase expérimentale est prévue dans la commune de Kasa-Vubu, qui compte entre 240 000 et 270 000 habitants, 4 468 parcelles et 115 avenues.
Selon le porteur du projet, les « Zones vertes » seront des espaces strictement interdits aux dépôts sauvages de déchets, notamment au niveau des grands carrefours et des espaces publics.
« Le projet Zone verte consistera à créer, au sein de la ville de Kinshasa, des zones où les jets de déchets seront formellement interdits, en particulier dans les grands ronds-points et les vastes espaces publics. Nous pensons qu’il s’agira d’une approche plus pédagogique pour apprendre à notre population qu’il est possible de mieux gérer la salubrité », a expliqué Aldarich Luboya.
Le projet prévoit également la mise en place d’une brigade citoyenne chargée de la collecte des déchets, du nettoyage des avenues à l’intérieur des quartiers ainsi que de la surveillance des questions sanitaires. Contrairement aux dispositifs traditionnels, l’intervention couvrira l’ensemble des communes concernées, y compris les zones résidentielles éloignées des grands axes routiers.
À l’issue de l’atelier, une structure de coordination a été mise en place afin d’harmoniser les contributions issues des échanges scientifiques.
« Dès la semaine prochaine, la coordination définira une feuille de route en vue d’un déploiement rapide du projet sur le terrain », a précisé l’orateur.
Il est également prévu que, dès le mois de février, des équipes composées de cadres universitaires mènent des enquêtes de terrain auprès des ménages. L’objectif est d’évaluer leur disposition à contribuer volontairement à la mise en œuvre du projet et à la résorption durable des problèmes d’insalubrité dans la ville de Kinshasa.
Bob Bondo