À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la coordinatrice de la Dynamique nationale des femmes candidates (DYNAFEC), Carine Kanku, salue certaines avancées relatives aux droits de la femme en République démocratique du Congo.
Au cours d’une interview accordée à 7SUR7.CD, ce lundi 9 mars 2026, Carine Kanku cite notamment le Code de la famille révisé, favorable à la femme, la parité consacrée par la Constitution ainsi que plusieurs autres mécanismes de promotion et de protection des droits fondamentaux des femmes.
Elle plaide toutefois pour que ces avancées théoriques soient appliquées au quotidien afin que chaque femme puisse effectivement bénéficier de ces droits.
« L’un des plus grands défis, c’est la mise en application stricte de ces instruments juridiques qui promeuvent les droits des femmes. Lorsqu’il n’y a pas de mise en application, cela reste toujours lettre morte. Or, le thème de ce mois dédié aux droits des femmes pour l’année 2026 nous appelle à des actions concrètes. Oui, passons à l’action. On parle de parité, de quota constitutionnel : passons alors à un gouvernement paritaire. Pourquoi hésiter ? », a-t-elle lancé.
En plus de la mise en œuvre de ces instruments juridiques, cette activiste sociale évoque également les pesanteurs traditionnelles qui empêchent encore les femmes d’exercer pleinement leur pouvoir ou de prendre certaines décisions.
« Ne regardons pas seulement les milieux urbains, notamment la capitale. Même à Kinshasa, si l’on réexamine la participation politique des femmes, cela reste un défi. Au niveau national, c’est encore un défi. Les pesanteurs culturelles jouent toujours un rôle important et empêchent les femmes de jouir pleinement de leurs droits et d’apporter leur contribution au développement du pays », a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, en marge de ce mois dédié à la femme, Carine Kanku appelle à l’avènement d’une société égalitaire entre hommes et femmes, sans discrimination.
Christel Insiwe