Au total, quatre-vingt-quatre (84) détenus de la prison centrale d’Idiofa, dans la province du Kwilu, vivent une situation alarmante marquée par une faim persistante. Depuis près de neuf (9) mois, l’établissement ne reçoit plus aucune subvention de l’État, plongeant les prisonniers dans des conditions de vie extrêmement précaires.
Selon des sources locales, aucun de ces détenus n’a encore été condamné. Pourtant, ils endurent un quotidien difficile, sans alimentation régulière ni accès adéquat aux soins de santé. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la société civile.
Contacté par 7SUR7.CD, le coordonnateur local de la Nouvelle société civile, Arsène Kasiama Pipete, alerte sur la dégradation rapide de leur état de santé. Plusieurs détenus présenteraient déjà des signes de faiblesse avancée liés au manque de nourriture.
« Ils sont tous affaiblis. Quand on leur demande pourquoi, ils répondent qu’ils ne mangent pas. Cela fait neuf (9) mois que les subsides n’arrivent plus. Le directeur est incapable de nourrir 84 personnes », dénonce-t-il.
Par ailleurs, des pratiques jugées préoccupantes sont également signalées. Les proches qui tentent d’apporter de la nourriture aux détenus seraient contraints de payer des frais à l’entrée de la prison, compliquant davantage leur assistance.
Face à cette situation critique, la société civile lance un appel urgent aux autorités pour une intervention immédiate. Sans réaction rapide, préviennent les acteurs locaux, la prison d’Idiofa pourrait enregistrer des décès dans les jours à venir, conséquence directe d’une crise alimentaire prolongée.
Chançard Sindani, à Kenge