Le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, Magloire Kabemba, a démenti les accusations de détournement de fonds à la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), précisant que le mécanisme de prélèvement de 5 % évoqué dans l’opinion n’est pas encore opérationnel.
Il l’a déclaré jeudi 19 mars 2026 lors d’une séance de travail avec les agents et cadres de cette régie financière urbaine, en présence du chargé de missions, Gérard Kaja.
À cette occasion, le ministre provincial des Finances a dissipé les malentendus, appelant au rétablissement de la discipline administrative et au renforcement de la cohésion autour des réformes en cours.
Réagissant aux rumeurs faisant état de prétendus détournements de plusieurs millions de dollars ainsi que d’une volonté de déstabilisation de la DGRK, il a rejeté en bloc ces allégations. Il a rappelé que cette régie constitue une institution clé du dispositif financier provincial, dont l’affaiblissement ne saurait être envisagé.
S’agissant du mécanisme décrié, Magloire Kabemba a expliqué qu’il découle d’un arrêté du gouverneur et prévoit un prélèvement de 5 % sur certaines taxes auto-liquidatives, destiné à financer les services impliqués dans l’encadrement des recettes.
Une circulaire d’application en fixe la répartition, notamment entre l’APDNK (2,5 %), l’Inspection provinciale des services (1 %), la motivation des agents chargés du contrôle du quitus fiscal (0,5 %), la brigade antifraude (0,5 %) ainsi que les commissions de suivi de certaines taxes (0,5 %).
Le ministre a toutefois insisté sur le fait que cette quotité n’affecte en rien les revenus de la DGRK. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un compte centralisateur destiné à recevoir les parts revenant à des services non générateurs de recettes, mais qui concourent à leur encadrement, à l’instar du compte des services d’assiette.
« Aucun détournement ne saurait être évoqué », a-t-il martelé, ajoutant que le dispositif n’est pas encore en vigueur, le compte d’encadrement des recettes n’ayant pas encore été ouvert.
Par ailleurs, abordant la question de la réduction du taux de rétrocession en faveur de la DGRK et d’autres régies, le ministre a indiqué que cette décision repose sur un souci de rééquilibrage des finances provinciales. Selon lui, la DGRK capte près de 35 % des recettes, contre 65 % pour la ville, qui doit faire face à d’importantes charges liées notamment à la sécurité, à l’assainissement et à la rémunération du personnel administratif et politique dans une agglomération estimée à près de 20 millions d’habitants.
Dans cette optique, l’Exécutif provincial entend instaurer une répartition plus équitable des ressources, tout en préservant l’efficacité des régies financières.
En conclusion, Magloire Kabemba a appelé à la responsabilité collective de l’ensemble des acteurs afin de garantir la stabilité et la performance du système financier provincial.
Merveil Molo