Ituri : la pauvreté, les conflits armés et l'ignorance favorisent la traite des personnes et le trafic des migrants à la frontière RDC-Ouganda (étude OIM)

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Une étude menée par l'organisation internationale pour la migration "OIM" entre décembre 2025 et février 2026 en province de l'Ituri, sur financement de l'Union européenne, révèle que la traite des personnes et le trafic des migrants sont couramment menés à la frontière avec la République de l'Ouganda.

Ces pratiques, qui touchent particulièrement des jeunes filles et garçons, mais aussi des femmes, sont favorisées par de nombreux facteurs. Parmi ceux-ci, le docteur Élie Kelo, expert international en traite des personnes et consultant à l'OIM (organisation internationale pour la migration), évoque la pauvreté, les conflits armés et l'ignorance.

"Le premier facteur, c'est la pauvreté des parents, des familles qui rendent les jeunes filles vulnérables. La deuxième cause, c'est les conflits armés. Au-delà de ces deux éléments, nous avons l'ignorance des victimes, des trafiquants, ainsi que celle des acteurs censés protéger les victimes", a déclaré le docteur Élie Kelo, dans une interview accordée à la presse, ce mardi 12 mai 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri.

La même étude souligne que les victimes, en majorité des jeunes filles, sont souvent exploitées sexuellement dans des maisons de tolérance et autres. Les jeunes garçons, quant à eux, sont utilisés pour des travaux dans des plantations de café, de cacao, dans la pêche, l'élevage et autres.

Pour lutter contre ces phénomènes, cette étude recommande notamment le renforcement de la capacité de certains services de l'Etat oeuvrant à la frontière, ceci sous le leadership des autorités locales.

Il sied de noter que cette étude a été restituée ce mardi 12 mai 2026 aux différents acteurs oeuvrant dans la lutte contre ces phénomènes, dans un atelier organisé par l'OIM à Bunia.

Séraphin Banangana depuis Bunia