Les organisations de la société civile et plusieurs mouvements citoyens du territoire d’Isangi ont organisé, ce jeudi 14 mai, une marche pacifique pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de la province de la Tshopo.
Les manifestants ont parcouru plusieurs artères d’Isangi centre afin d’exprimer leur ras-le-bol face à la recrudescence des braquages, des cas de justice populaire et des violences enregistrées ces derniers mois.
Munis de calicots et de messages hostiles à l’insécurité, les participants ont appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour protéger la population. Les forces vives dénoncent aussi la faiblesse de l’administration territoriale, qu’elles considèrent comme l’une des causes de la fragilité sécuritaire dans ce vaste territoire.
Selon les organisateurs, le territoire d’Isangi devrait normalement compter trois administrateurs territoriaux afin d’assurer un meilleur suivi administratif et sécuritaire. Cependant, un seul responsable assure actuellement la gestion de toute l’entité, une situation que les manifestants jugent préoccupante face aux multiples défis sécuritaires.
« Nous ne voulons plus de braquages ni de violences dans notre territoire. La population vit dans la peur et plusieurs familles ne savent plus à qui faire confiance », a déclaré un membre d’un mouvement citoyen, dans un mémorandum déposé à l'administrateur du territoire.
Les manifestants ont également plaidé pour le renforcement de la sécurité sur l’axe Isangi-Kisangani, régulièrement cité parmi les zones touchées par des actes de banditisme et des attaques contre les usagers.
Réagissant à cette mobilisation populaire, l’administrateur du territoire d’Isangi, Toussaint Loholo Keke, a affirmé que plusieurs présumés criminels ont déjà été arrêtés avant d’être transférés devant les instances judiciaires compétentes.
Par ailleurs, Il a également rassuré la population sur l’engagement des autorités à rétablir la sécurité dans le territoire.
Reagan Bin Kakani, à Bunia