L’Union européenne a réitéré son engagement aux côtés de la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre du projet stratégique du Corridor de Lobito.
Elle l’a fait savoir lors d’une rencontre tenue mardi 19 mai à Kinshasa entre une délégation de 14 ambassadeurs européens et le vice-Premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.
Les échanges ont porté sur l’avancement du projet ferroviaire transcontinental, considéré comme un levier majeur pour la connectivité régionale, l’intégration économique et le développement des échanges entre la RDC et ses partenaires.
Selon le chargé d’affaires a.i. de la délégation de l’Union européenne, Fabrice Basile, les discussions ont permis de réaffirmer la volonté européenne d’accompagner la RDC, notamment dans la phase de contractualisation et de mobilisation des financements nécessaires à la poursuite du projet.
Il a assuré que le projet évolue positivement, indiquant que l’Union européenne attend désormais des engagements formels afin de concrétiser les prochaines étapes de sa mise en œuvre.
L’Union européenne prévoit également un accompagnement dans plusieurs secteurs, notamment le numérique, l’agriculture et la formation professionnelle, afin de soutenir les communautés vivant le long du corridor.
Pour Bruxelles, cette approche vise à faire du Corridor de Lobito un véritable moteur de développement territorial, au-delà de sa fonction de transport.
Lancé dans le cadre du partenariat stratégique conclu en 2023 entre la République démocratique du Congo, l’Angola, la Zambie, les États-Unis et l’Union européenne, le Corridor de Lobito est un vaste projet d’infrastructures destiné à relier les zones minières du sud-est de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique. Ce corridor ferroviaire et logistique vise notamment à faciliter l’exportation des minerais stratégiques, réduire les coûts de transport et stimuler les échanges commerciaux dans la région.
En 2026, plusieurs étapes ont déjà été franchies, notamment le lancement à Kolwezi de programmes financés par l’Union européenne pour renforcer le commerce, la digitalisation et l’emploi des jeunes le long du corridor, ainsi que la poursuite des études et investissements destinés à moderniser les infrastructures ferroviaires et routières reliant la RDC à l’Angola.
Junior Ika