Kin Elenda : les études d’aménagement du bassin versant de la rivière N’djili et de la ZES de Maluku présentées à Kinshasa

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Les principaux outils de planification destinés à encadrer le développement futur de Kinshasa ont été présentés jeudi 4 juin lors de l’atelier final de restitution des études du Plan local d’aménagement (PLA), du Plan particulier d’aménagement (PPA) et du Transit Oriented Development/Land Value Capture (TOD/LVC), organisé dans le cadre du projet Kin Elenda.

Conduites sur le bassin versant de la rivière N’djili et dans la Zone économique spéciale (ZES) de Maluku, ces études visent à accompagner le développement urbain, économique et environnemental de la capitale congolaise.

L’atelier, organisé par la Cellule Infrastructures et la Cellule de développement urbain de Kinshasa, a réuni des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts de différents secteurs afin de partager les résultats obtenus et les orientations proposées.

Portée par la ville de Kinshasa, cette démarche s’inscrit dans la volonté de doter la capitale d’outils modernes de planification pour mieux gérer son expansion, améliorer la mobilité, prévenir les inondations et orienter les investissements publics et privés.

Le PLA du bassin versant de la N’djili propose une vision à l’horizon 2035 axée sur la résilience urbaine, la protection des berges, l’assainissement, la gestion des déchets, la structuration des voiries et la réduction des risques d’inondation.

Les PPA complètent cette vision dans plusieurs zones ciblées, notamment Kingabwa-Yaoundé–Masina Sans Fil, le boulevard Lumumba, Matete–N’djili Centre, Kilembo, Nshimi ainsi que la confluence Lukaya-N’djili, avec des solutions adaptées aux enjeux locaux.

La ZES de Maluku est, quant à elle, appelée à devenir un pôle majeur de développement économique et de déconcentration urbaine grâce à la mise en place d’infrastructures, de zones industrielles, de logements et d’équipements publics.

Pour Nicolas Marquot, directeur d’études et ingénieur au sein du cabinet Urbaplan, les résultats obtenus constituent une avancée majeure pour la planification urbaine de Kinshasa.

« Le projet Kin Elenda est un projet multidimensionnel, avec plusieurs facettes, notamment la lutte contre les inondations, l’aménagement du tissu urbain à travers la voirie, ainsi qu’une amélioration à l’échelle de l’ensemble de la capitale. Mais il ne s’agit pas seulement d’investissements physiques. Il y avait aussi une dimension de planification de Kinshasa de demain, notamment à travers l’élaboration, une première en RDC, d’un Plan local d’aménagement pour l’ensemble du bassin versant de la rivière N’djili », a-t-il déclaré.

De son côté, le professeur Kabata Kabamba, consultant au projet Kin Elenda, a insisté sur l’importance de concrétiser les recommandations issues de ces études.

« On a été habitué dans le pays à avoir des plans et des projets. Dès que l’investissement extérieur prend fin, on risque de ne pas avancer. Le travail réalisé dans cette étude a anticipé ce risque en proposant déjà un plan d’investissement prioritaire. Si les autorités s’en approprient, on pourra améliorer les conditions de vie », a-t-il souligné.

Les conclusions des études PLA, PPA et TOD/LVC constituent désormais une base de référence pour orienter l’aménagement du bassin versant de la N’djili et de la ZES de Maluku, avec pour objectif de construire une ville plus résiliente, mieux organisée et adaptée aux besoins de sa population.

Sandrine Fundi