À l’initiative du Gouvernement provincial de Kinshasa, le Directeur général a.i. de la Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK), Kande Tshiepela, effectue actuellement une mission d’immersion en France afin de s’inspirer des meilleures pratiques en matière de gestion intégrée des déchets ménagers. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’exécutif provincial, sous l’impulsion de gouverneur Daniel Bumba.
Au cours de cette mission, le DG a.i. de la REGEDEK a été reçu par M. Sofien Elandaloussi, Directeur général adjoint de Syctom (Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères), première structure européenne spécialisée dans la gestion intégrée des déchets, accompagné de Distel Zola.
La visite a permis au DG a.i. de la REGEDEK de découvrir les installations de Syctom, référence mondiale de l’économie circulaire. Doté d’une flotte d’environ 800 bennes à ordures, l’établissement traite quotidiennement plus de 6.500 tonnes de déchets produits en Île-de-France. De la collecte primaire au tri et à la valorisation, les déchets sont transformés en compost, en électricité, en vapeur pour le chauffage urbain, en granulats pour les travaux publics ainsi qu’en nouvelles matières premières recyclées, notamment le plastique, l’aluminium, les métaux et le carton.
Syctom exploite trois grandes usines de valorisation en Île-de-France. Celle visitée par le DG a.i de la REGEDEK, construite il y a une vingtaine d’années pour un coût de plus de 600 millions d’euros, figure parmi les plus performantes d’Europe.
Forte de plusieurs décennies d’expérience, cette société accompagne aujourd’hui plusieurs pays, dont la Grèce, la Corée du Sud et le Brésil, dans le développement d’infrastructures adaptées à leurs réalités nationales.
Lors des échanges, les responsables de Syctom ont insisté sur une notion majeure : aucune politique de valorisation des déchets ne peut réussir sans une collecte primaire efficace. Avant toute construction d’une usine, il est indispensable de disposer d’un système performant de collecte et de tri garantissant un approvisionnement régulier. Ils ont indiqué qu’un arrêt d’une seule journée, faute de déchets, engendrerait un coût de redémarrage supérieur à 50 000 euros, en plus d’un manque à gagner de plus de 150 000 euros.
À l’issue de cette visite, le DG a.i. de la REGEDEK a sollicité un accompagnement technique et un partage d’expériences, notamment dans le domaine de la collecte primaire, considérée comme le socle de toute chaîne de valorisation. Cette coopération devrait renforcer la mise en œuvre du programme de gestion intégrée des déchets porté par le Gouvernement provincial de Kinshasa.
Christian Dimanyayi