Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a demandé au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité et accélérer la modernisation des infrastructures dans l'espace Grand Katanga.
Ces instructions ont été données lors de la 95ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 31 juillet 2026 à Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami.
Dans sa communication consacrée à la situation sécuritaire, politique et socio-économique de l'espace Grand Katanga, le chef de l'État, revenant sur son récent séjour à Kolwezi et les informations dont il dispose, a estimé que cette région stratégique nécessite une action gouvernementale « résolue et sans délai ».
Félix Tshisekedi a relevé que la présence de poches d'insécurité, notamment à Malemba-Nkulu et Bukama, ainsi que la persistance des conflits coutumiers, continuent d'affecter la cohésion sociale.
« Cette région stratégique appelle à une action gouvernementale résolue et sans délai », a-t-il déclaré, selon le compte rendu lu à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Pour faire face à cette situation, le président de la République a instruit le vice-Premier ministre de l'Intérieur et le ministre de la Défense nationale de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Ces mesures concernent notamment les moyens logistiques, le renseignement territorial, la mobilité de la Police nationale congolaise ainsi que celle de la base militaire de Kamina.
Le chef de l'État a également demandé au vice-Premier ministre de l'Intérieur de procéder, en collaboration avec les autorités provinciales et les services compétents, à une cartographie des conflits coutumiers afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires à leur règlement définitif.
Sur le plan économique, Félix Tshisekedi a souligné que les difficultés persistantes observées aux postes frontaliers de Kasumbalesa continuent de freiner la fluidité des échanges commerciaux et d'affecter la compétitivité de l'économie nationale.
« Les difficultés persistantes aux postes frontaliers de Kasumbalesa continuent de pénaliser la fluidité des échanges et la compétitivité de l'économie nationale », a-t-il indiqué.
En réponse à cette situation, le président de la République a chargé le vice-Premier ministre de l'Intérieur, ainsi que les ministres de l'Économie nationale, des Transports, des Finances, du Commerce extérieur et des Infrastructures et Travaux publics, de soumettre dans les meilleurs délais un plan intégré de modernisation des axes concernés.
Raphaël Kwazi