Genocost : la Tshopo plaide pour des actions concrètes en faveur des victimes des conflits

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Ilga

La province de la Tshopo a commémoré, dimanche 2 août, la Journée nationale du Genocost à Kisangani, chef-lieu de province. À l'occasion de cette quatrième édition, les autorités provinciales ont appelé à transformer le devoir de mémoire en actions concrètes en faveur des victimes des conflits qui ont marqué la République démocratique du Congo.

Intervenant lors de la cérémonie officielle, le gouverneur intérimaire, Didier Lomoyo Iteku, a indiqué que cette commémoration ne devait pas être réduite à un simple exercice protocolaire. Selon lui, elle constitue un moment de recueillement, de vérité et de responsabilité qui invite les Congolais à reconnaître les souffrances endurées par les victimes et à en tirer les leçons pour l'avenir.

Évoquant le thème de cette année, « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », l'autorité provinciale a exhorté les institutions, les citoyens ainsi que la communauté internationale à faire preuve d'un engagement concret en faveur de la justice, de la solidarité et de la prévention de nouvelles tragédies. Il a insisté sur le fait que la connaissance des crimes commis ne devait plus conduire à l'indifférence, mais à des initiatives capables d'honorer la mémoire des victimes.

Le gouverneur intérimaire a également réaffirmé la volonté du gouvernement provincial de soutenir les actions destinées à promouvoir la cohésion sociale, la vérité, la réparation et la paix. Il a assuré que la Tshopo poursuivra sa collaboration avec le Gouvernement central, les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les communautés locales afin de bâtir une province plus stable et plus prospère.

La cérémonie, marquée notamment par un culte œcuménique et plusieurs allocutions, s'est achevée par un dépôt de gerbe de fleurs au mémorial de la guerre de six Jours de Kisangani, en hommage aux victimes du génocide pour des gains économiques.

Commémorée chaque 2 août, la Journée nationale du Genocost vise à préserver la mémoire des victimes des conflits en RDC et à promouvoir la vérité, la justice et la réparation, notamment à travers le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV).

Reagan Bin Kakani, à Bunia