Ebola en Ituri : L’OMS juge la situation préoccupante et appelle à un engagement accru des communautés

Image
Droits tiers

Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, juge préoccupante la situation de l’épidémie d’Ebola en Ituri et appelle à revoir l’approche de la riposte, avec une implication accrue des communautés.

S’exprimant ce lundi 10 août à Bunia, au cours d’une conférence de presse, le responsable de l’OMS a déploré la faible visibilité sur les cas et le retard dans la prise en charge des malades.

« Pendant ces trois mois, on a constaté qu’on a juste la visibilité sur un tiers de cas. Nous devons nous asseoir et voir ce qui doit être fait, changer d’approche, les gens arrivent en retard dans les CTE », a déclaré le Dr Mohamed Janabi.

Le directeur régional de l’OMS estime également que la réponse sanitaire ne doit pas se limiter à Ebola. Il appelle à rechercher d’autres problèmes de santé qui continuent de provoquer des décès dans la population.

« Nous devons chercher en dehors d’Ebola ce qui tue la population, d’autres problèmes de santé qui tuent la population », a-t-il insisté.

Des mesures préventives à renforcer à Bunia

Toujours ce lundi à Bunia, le Dr Mohamed Janabi a évoqué la nécessité de renforcer les mesures de prévention, notamment à travers l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les marchés, les restaurants et autres lieux très fréquentés.

Il a également déploré l’insuffisance des affiches de sensibilisation dans la ville, indiquant avoir échangé avec le maire de Bunia sur les mesures à prendre pour relever ce défi.

Plus de 4 000 cas et près de 2 000 décès

Selon les chiffres avancés ce lundi par le directeur régional de l’OMS, plus de 4 000 cas et près de 2 000 décès ont été enregistrés en Ituri.

De son côté, Steve Ahuka, incident manager de la riposte, affiche son optimisme. Il estime que la situation pourrait s’améliorer au cours des douze prochaines semaines, grâce au renforcement de la riposte et à une meilleure implication des communautés.

Séraphin Banangana depuis Bunia