À Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, plusieurs enseignants venus des territoires n’ont toujours pas touché leurs salaires. Ils sont bloqués dans la ville, il y a maintenant deux mois. Ce qui les inquiète à 11 jours de la rentrée scolaire.
Alors que la rentrée scolaire est prévue le 1ᵉʳ septembre 2026, ces enseignants éprouvent d’énormes difficultés pour survivre dans la ville.
Des enseignants venus de Nyanga, dans le territoire de Tshikapa, à plus de 80 km de la ville, Mweka (350 km de la ville) et Ilebo (365 km de la ville) tirent la sonnette d’alarme. Ils disent que certains de leurs collègues n’ont jamais été identifiés. D’autres ont été identifiés mais leurs comptes ne sont pas crédités.
Face à cette situation, ils menacent de boycotter la rentrée scolaire et de rester à Tshikapa jusqu’au paiement de leurs arriérés.
"Nous totalisons deux mois dans la ville de Tshikapa sans toucher nos salaires. Nous étions payés à la FINCA, l'État congolais nous a changé de banque. Pour être identifié à la nouvelle banque, c'est un grand problème. Nous avons laissé des familles qui n'ont rien à manger, nous-mêmes ici dans la ville, nous éprouvons d'énormes difficultés pour survivre. Dans 11 jours, c'est la rentrée scolaire, nous allons rester ici dans la ville jusqu'à ce que nous allons toucher nos salaires avant de rentrer", a déclaré à 7SUR7.CD un enseignant.
Leur cri d’alarme intervient alors que les préparatifs de la rentrée 2026-2027 battent leur plein dans les écoles. Les enseignants interpellent le gouvernement provincial et national pour une solution urgente afin d’éviter une année scolaire perturbée.
Fabien Ngueshe, à Tshikapa