La Société congolaise de néphrologie (SOCONEPH) a lancé, mardi 25 août 2026 à Kinshasa, son deuxième Congrès international de néphrologie. Pendant trois jours, des spécialistes congolais et internationaux réfléchissent autour du thème : « Femme et maladie rénale : à l’ère de la couverture santé universelle ».
Ces assises réunissent des professionnels de santé, des chercheurs, des étudiants et des experts autour des enjeux liés aux maladies rénales chez la femme. Les échanges portent notamment sur la grossesse, la prééclampsie, les maladies auto-immunes, la maladie rénale chronique ainsi que les atteintes rénales durant la période périnatale.
Pour le professeur Ernest Sumaili, néphrologue, cette rencontre constitue une occasion de renforcer les connaissances des professionnels de santé et d’améliorer la prise en charge des maladies rénales.
« Quand la femme veut mettre au monde, malheureusement, certaines femmes ont souvent des problèmes de santé rénale, et ces problèmes peuvent même entraîner leur décès. C’est pour cela qu’il faut réfléchir à la manière de prévenir ces décès maternels, notamment à travers la prévention et le dépistage précoce. Il est important de pouvoir s’asseoir pour voir comment soigner ces femmes. Nous avons vu que les reins peuvent être touchés par plusieurs maladies, c’est pourquoi ce congrès réunit plusieurs professionnels de santé », a-t-il déclaré.
La professeure Justine Bukabau, néphrologue, a, pour sa part, mis en avant l’importance de mieux prendre en compte les particularités liées à la santé rénale de la femme.
« Nous voulons que la santé de la femme soit prise en charge correctement. Pour mieux prendre en charge les pathologies de la femme, il faut en parler. Lors de ce congrès, nous abordons les différents aspects des atteintes rénales chez la femme », a-t-elle confié.
De la néphrologie clinique à la dialyse, en passant par l’imagerie médicale, la transplantation rénale et la néphrologie pédiatrique, plusieurs domaines sont abordés au cours de ces trois jours. Des ateliers pratiques sont également prévus afin de renforcer les compétences des participants.
Le doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Glenny Ntsambi, a salué la tenue de ce rendez-vous scientifique et réaffirmé la disponibilité de la faculté à accompagner la formation et la recherche en néphrologie.
« Parce que vous avez parlé de la femme, parce que vous avez parlé des pathologies rénales, nous attendons voir, après ce congrès, des résolutions claires qui vont désormais aplanir les pistes pour que plus jamais la pathologie rénale qui touche la femme ne soit négligée, et surtout pour que ces femmes puissent être prises en charge dans le contexte de la couverture santé universelle. La faculté veut s’aligner dans le débat que vous voulez mener à nouveau sur la transplantation rénale », a affirmé Glenny Ntsambi.
Placées sous le haut patronage du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ces assises réunissent également des experts venus notamment de France, de la République du Congo et du Togo, aux côtés des spécialistes congolais.
À travers ce deuxième congrès, la SOCONEPH entend créer un cadre de partage d’expériences et de réflexion sur les défis liés à la santé rénale en RDC et en Afrique, avec pour objectif de contribuer à une meilleure prévention, à un diagnostic précoce et à une prise en charge adaptée des maladies rénales, particulièrement chez la femme.
Sandrine Fundi