L’ancien gouverneur du Nord-Kivu et ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, salue les orientations annoncées par le président Félix-Antoine Tshisekedi lors de son discours sur la convocation du dialogue national, y voyant la « fin de la récréation politique en RDC après 30 ans ».
Dans une réaction publiée après l’allocution présidentielle du 27 août, Julien Paluku affirme avoir retenu la trilogie paix-cohésion- refondation de l’État. Il insiste notamment sur le refus d’une « paix de cimetière », d’une « cohésion piégée » et d’une « prime à la guerre ».
Pour le ministre, le message présidentiel établit une nouvelle ligne politique, prendre les armes ne doit pas permettre d’obtenir des dividendes politiques, déposer les armes ouvre la voie au dialogue, tandis que les urnes restent la voie démocratique.
Julien Paluku estime ainsi que le Président Félix Tshisekedi entend rompre avec les mécanismes de précédents dialogues, où les rapports de force pouvaient peser sur les arrangements politiques. Il affirme que les « habitués aux calculs politiques » seraient désormais « désemparés ».
Une lecture qu’il conclut par une formule destinée à souligner l’avance stratégique qu’il attribue au chef de l’État Félix Tshisekedi.
« Quand on tente d’affronter un fin stratège, on se retrouve toujours avec un train de retard. », a-t-il dit.
Au-delà de la formule, le défi sera désormais de traduire cette « fin de la récréation politique » en actes, alors que le dialogue doit encore préciser ses mécanismes, ses participants et surtout les conditions de sa mise en œuvre.
David Lupemba, à Beni