Le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu, fait face à une grave situation sanitaire. Depuis le 3 juillet 2026, les autorités locales ont recensé 1 002 cas de choléra, dont 39 décès, et 7 620 cas de rougeole ayant causé 467 morts.
Selon Médecins Sans Frontières (MSF), plus de 260 000 personnes sont exposées à ces épidémies, dans un contexte marqué par le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, mais aussi par les déplacements de populations fuyant les violences.
« À Shabunda, l’accès limité à l’eau potable et à l’assainissement expose davantage les populations au choléra. Parallèlement, l’isolement de la zone laisse de nombreux enfants vulnérables à des maladies pourtant évitables, comme la rougeole », alerte le Dr Didier Butara, coordinateur de projet de MSF à Shabunda.
Pour faire face à cette urgence, MSF soutient deux centres de santé et deux hôpitaux pour la prise en charge de la rougeole. L’organisation a également installé un centre de traitement du choléra à l’Hôpital général de référence de Shabunda et trois centres de traitement intermédiaire dans différentes zones du territoire.
MSF a, en outre, appuyé la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, permettant la vaccination de 111 233 enfants âgés de 6 mois à 14 ans. Entre le 3 juillet et le 21 août, ses équipes ont pris en charge 1 567 patients atteints de rougeole et plus de 500 personnes souffrant du choléra.
Cette réponse reste cependant confrontée à de sérieuses difficultés logistiques liées au mauvais état des routes, à l’insécurité et aux contraintes d’accès aérien. MSF appelle au renforcement des capacités de réponse aux urgences sanitaires et à un meilleur accès aux soins pour les populations les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes.
Morisho Tambwe, à Kindu