Haut-Uélé : 8 présumés criminels arrêtés à Isiro

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Huit présumés criminels interpellés par les services de sécurité ont été présentés vendredi 4 septembre 2026 au vice-gouverneur du Haut-Uélé, Christophe Dara Matata, à Isiro. Ils avaient été arrêtés deux jours plus tôt, soit le mercredi 2 septembre, dans la commune de Mambaya, précisément au quartier Madulunga.

Cette présentation s’inscrit dans le cadre des opérations menées par les services de sécurité contre le banditisme dans la ville d’Isiro. Les huit personnes interpellées ont été présentées à l’autorité provinciale en présence de plusieurs membres du gouvernement provincial et du Comité provincial de sécurité.

Représentant le gouverneur de province, Christophe Dara Matata a salué le travail réalisé par les services de sécurité et leur détermination à lutter contre les personnes qui troublent la quiétude de la population.

Le vice-gouverneur a notamment dénoncé l’utilisation d’effets militaires par certains jeunes pour commettre des actes criminels pendant la nuit.

« Plusieurs fois, on pointe du doigt les FARDC et la PNC. Mais ces genres de jeunes se servent des effets militaires pour opérer dans la communauté pendant la nuit », a-t-il déclaré.

Pour Christophe Dara Matata, cette opération constitue un « joli coup de filet », tout en reconnaissant que des cas similaires persistent encore au sein de la communauté malgré les efforts déployés par les autorités et les services de sécurité.

Une quantité importante de chanvre a également été saisie auprès des personnes interpellées, selon les autorités provinciales. Cette saisie vient s’ajouter aux éléments recueillis dans le cadre de l’enquête ouverte après leur arrestation.

Le gouvernement provincial du Haut-Uélé condamne par ailleurs la recrudescence des actes de banditisme à Isiro et appelle toute personne impliquée ou complice de ces pratiques à y renoncer. Il rappelle que la sécurité et la stabilité demeurent indispensables au développement de la province.

Les huit présumés criminels restent à la disposition des services compétents pour leur audition. Leurs dossiers devraient être transmis à la justice, qui devra déterminer les responsabilités et se prononcer conformément à la loi.

Reagan Bin Kakani, à Bunia