Une marche pacifique contre la rébellion dirigée par l'ancien président Joseph Kabila a été organisée à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo ce samedi 24 octobre 2026. Initiée par le gouverneur Paulin Lendongolia, cette mobilisation visait également à réaffirmer le soutien de ladite province aux institutions de la République et au président Félix Tshisekedi.
Plusieurs couches de la population ont pris part à cette manifestation, au cours de laquelle les participants ont exprimé leur opposition au recours aux armes comme moyen d'accéder au pouvoir.
S'exprimant à l'issue de la marche, le gouverneur Paulin Lendongolia a insisté sur la nécessité de respecter les mécanismes prévus par la Constitution pour accéder à la gestion des institutions publiques.
« Nous voulons vraiment que l'opinion internationale puisse comprendre notre volonté actuelle. Notre volonté, c'est la continuité de la démocratie. Nous avons une Constitution qui établit les normes et les procédures à suivre pour accéder à la gestion des institutions, et non prendre les armes contre le pays », a-t-il déclaré.
Le chef de l'exécutif provincial a également invité la communauté internationale à prendre en considération les aspirations des Congolais à la paix et à la stabilité des institutions démocratiques.
De leur côté, les jeunes de la Tshopo, représentés par Nedi Lisungi, ont réaffirmé leur attachement aux institutions de la République et leur soutien au chef de l'État, Félix Tshisekedi.
Par ailleurs, Paulin Lendongolia a appelé les habitants de Kisangani à redoubler de vigilance dans leurs quartiers et à signaler aux services compétents tout mouvement jugé suspect.
Cette mobilisation intervient alors que la province de la Tshopo fait face à l'épidémie d'Ebola, qui continue d'endeuiller des familles et de mettre à l'épreuve les capacités de riposte sanitaire. Dans ce contexte, les besoins en matière de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des malades restent une préoccupation majeure pour les populations touchées.
La tenue de cette marche dans un contexte marqué à la fois par les tensions politiques et l'urgence sanitaire met en évidence les différents défis auxquels la province est confrontée, entre préoccupations sécuritaires et lutte contre la propagation du virus Ebola.
Reagan Bin Kakani, à Bunia