Des militants se réclamant de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et une franche de la population sont descendus dans les grandes artères de la ville de Mbujimayi chef-lieu de la province du Kasaï Oriental ce jeudi 25 avril 2020, dans la matinée pour exiger le retrait des propositions de lois initiées par les députés, Aubin Minaku et Carry Sakata.
Politique
D'après Steve Kivwata, membre de la cellule politique de LAMUKA, les 3 propositions de lois initiées par les députés nationaux FCC Aubin Minaku et Garry Sakata sont "inconstitutionnelles". Il dénonce l'inféodation du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire et appelle le Parlement notamment l'Assemblée nationale à ne pas examiner ces propositions de lois.
La communauté internationale, en tous cas, une frange importante de celle-ci, s’oppose aux 3 propositions de lois initiées par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata sur le parquet.
Dans un communiqué conjoint parvenu à 7SUR7.CD ce jeudi 25 juin 2020, les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni estiment que ces propositions de lois pourraient être utilisées pour amoindrir l'indépendance de l'appareil judiciaire, qui est un élément fondamental d'une démocratie accomplie et de la bonne gouvernance.
Le coordonnateur national du Front Commun pour le Congo (FCC) le professeur Néhémie Mwilanya a, dans un entretien avec la presse mercredi 24 juin 2020, fustigé les actes de vandalisme perpétrés par un groupe de manifestants aux résidences de certains responsables de cette plateforme de gouvernement.
La cession des part de la SOKIMO à la société canadienne AJN Ressources continuent à faire couler beaucoup d'encre et de salive au sein des organisations de la société civile.
Dans un communiqué parvenu à 7SUR7.CD ce mercredi 24 juin 2020, la campagne "Le Congo n’est pas à vendre" (CNPAV) exhorte le Président de la République et le Conseil des mnistres à empêcher la cession définitive d’une partie importante du patrimoine de la SOKIMO à AJN Resources.
Le président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, dans un communiqué signé par son directeur de cabinet a.i Désiré-Cashmir Kolongele, constaté qu'il s'est observé le mercredi 24 juin 2020 dans certaines villes du pays des manifestations populaires contre les 3 propositions de lois sur le système judiciaire congolais telles qu'initiées au niveau de l'assemblée nationale.
Le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a réagi suite aux manifestations de protestation qui ont eu lieu le mercredi 24 juin 2020 devant le palais du peuple situé dans la commune de Lingwala à Kinshasa, contre les propositions de loi initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Gary Sakata sur la réforme de la justice.
D'après sa porte-parole adjointe Tina Salama, le président de la République a rappelé à la classe politique la nécessité d'entreprendre des initiatives qui visent d'abord l'intérêt du peuple Congolais.
Dans une déclaration ce mercredi 24 juin 2020 à Kinshasa, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a indiqué être prêt pour une cohabitation avec Cap pour le Changement (CACH).
Le parti dirigé par Emmanuel Ramazani Shadary appelle ainsi leur partenaire de la coalition à le dire clairement "au cas où la coalition ne leur arrange pas".
Me Célestin Ngoma, secrétaire permanent adjoint de la jeunesse du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) a, dans une interview accordée à 7SUR7.CD le mardi 23 juin 2020, indiqué que l'urgence au sein du parti est d'aider les organes de base pour la formation civique et la préparation des échéances électorales futures.
Le bureau de l'Assemblée nationale, qui se dit être déçu par les troubles enregistrés au niveau du Palais du peuple, par les militants d'un certain parti politique, les a condamnés.
Dans une communication faite à la presse ce mercredi 24 juin 2020, Célestin Musao rapporteur de l'Assemblée nationale, a, au nom de la chambre basse du parlement, invité la population au calme.