RDC : Tshisekedi rappelle au gouvernement l’obligation d’encadrer les activités d’usage du cannabis pour des besoins médicaux

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Le président de la République a, lors de la 11ème réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 9 juillet 2021, rappelé au Gouvernement l’obligation d’encadrer toutes les activités autour du cannabis destinés aux besoins médicaux. 

Selon le chef de l'État Congolais, cela permettra d'éviter que l’exportation non transformée de cette plante ne se confonde au trafic de drogue. 

"Un cadre réglementaire avec des mesures strictes doit être défini par les ministres sectoriels concernés pour prévenir tout type d’abus", a indiqué le président Tshisekedi, cité dans le compte rendu du conseil des ministres signé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.

Rappelons que le cannabis ou chanvre indien est l’une des plantes de culture et d’usage les plus anciennement connues. Originaire d’Asie Centrale, sa culture s’est répandue dans toutes les zones tropicales ou tempérées. 

C’est le stupéfiant le plus consommé dans le monde et il est connu sous plus de 350 noms différents (marijuana, haschich, shit, ganja, kif, beuh, etc.). Il est généralement fumé, mais peut être aussi inhalé et injecté.

Il est illégal de consommer ou de posséder du cannabis en République démocratique du Congo, comme c’est le cas dans la plupart des autres pays africains. 

Bien qu’il soit officiellement classé comme drogue illicite, le cannabis est cultivé à grande échelle dans tout le pays. Des peines d’emprisonnement peuvent être prononcées mais, en dépit de cela, la loi n’est pas strictement appliquée et la corruption est monnaie courante.

Jephté Kitsita