Kasaï-Central : La préservation des droits de la femme dans la jouissance de terres parmi les résolutions des consultations sur la réforme de la loi foncière à Kananga

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La coalition de femmes leaders pour l'environnement et le développement durable (CFEDD) a consulté les différentes couches de la population de la province du Kasaï-Central sur la réforme de la loi foncière.

C'était à l'issue des travaux lancés le samedi 21 mai 2022 à Kananga, chef-lieu de province, auxquels des chefs coutumiers et acteurs de la société civile ont pris part.

D'après Albert Kyungu, facilitateur de ces travaux, l'une des particularités pour le Kasaï-Central dans la réforme de la loi foncière, c'est notamment la préservation des droits de femmes dans la jouissance de terre.

« [...] Qui gère la terre ? Qui certifie la terre ? À quel moment le chef coutumier, le chef de groupement, le chef de territoire et le conservateur interviennent? Ce sont les particularités à tenir en compte dans la province. L'autre aspect est qu'il faut que le droit des femmes dans la jouissance de terre et du forestier devrait être préservé. L'intérêt stratégique que nous avons en organisant cette activité c'est pour que les avis du Kasaï-Central qui seront pris en compte dans la loi à venir puissent prendre en compte les spécificités liées à la promotion des droits de femmes. Elles ont le droit à l'héritage à la jouissance de terre comme tout être humain », a-t-il déclaré.

De son côté, Nathalie Kambala Luse, directrice pays des Femmes Main dans la Main pour le développement intégral (FMMDI) a, au nom de la coalition précitée, souligné que les dispositions légales qui régissent le secteur foncier datent de l'époque coloniale et souffrent d'exécution.

« Le domaine foncier demeure à ce jour l'un des secteurs moins réglementés et porteurs des germes de conflits récurrents signalés dans nos communautés, presque sur l'ensemble de la province du Kasaï-Central en particulier et de la RDC en général. Et ces conflits ont des répercussions graves sur la population et cela est dû au fait que les dispositions légales qui les régissent datent de l'époque post-coloniale et souffrent d'exécution », s'est-elle désolée.

La République démocratique du Congo est engagée dans la réforme foncière. Cette activité s'inscrit dans le cadre de l'avant projet de la loi modifiant et complétant celle du 20 juillet 1973 portant « régime foncier et immobilier, régime général des biens et des sûretés en RDC ».

Alain Saveur Makoba, à Kananga