Le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba dans la zone Grand Bandundu, a été rappelé à Kinshasa par sa hiérarchie, une semaine après sa dernière sortie médiatique.
Lors de cette intervention, l’officier avait notamment dénoncé l’implication d’acteurs politiques dans le soutien à la milice Mobondo, pointant leur organisation structurée et leur emprise territoriale sur des villages rebaptisés dans le territoire de Kwamouth. L’armée a depuis requalifié ce mouvement en groupe rebelle.
Ce rappel suscite de vives réactions. La communauté des victimes du plateau de Bateke voit une tentative d’étouffer les vérités révélées par l’armée.
« Il ne faut pas faire taire la voix de la vérité. Ce sont les commanditaires des Mobondo qui doivent être interpellés, pas celui qui les dénonce. Les FARDC fournissent des efforts pour mettre fin à cette rébellion montée de toutes pièces par des politiciens », a déclaré Stany Libie, chef coutumier de Kwamouth, mettant en garde contre toute tentative d’arrestation du porte-parole militaire.
Ce développement relance le débat sur la transparence dans la gestion du conflit dans le Grand Bandundu, ainsi que sur les pressions politiques qui pourraient peser sur les opérations militaires.
Chançard Sindani, à Kenge