La Coordination de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a alerté jeudi 08 janvier dernier sur des pratiques inhumaines vis-à-vis des détenus hébergés dans des maisons carcérales qui sont privés de leur droits d'être informés sur les motifs réels de leurs arrestations.
Dans une lettre adressée aux chefs des parquets civil et militaire du territoire de Mambasa, la NSCC dénonce la violation par certains magistrats et officers de police judiciaire du droit de la personne arrêtée à être informée sur les motifs de son arrestation.
« Nous vous informons que le droit n'a jamais été respecté par certains magistrats et officers de la police judiciaire. Ce qui est grave est que même lorsque l'intéressé veut savoir les griefs qu'on lui reproche, cela peut constituer une raison de blâme au point de coller une circonstance aggravante à son arrestation avec un slogan négligeant ”de poste zwa ye tiya ye kuna (ce qui veut dire en français : " chef de poste prends le pour le coffrer la-bas", ndlr) », peut-on lire dans cette communication exploitée par 7SUR7.CD ce samedi.
Selon cette structure, le droit à la connaissance du motif de l'arrestation est avantageux au sens qu'il porte à la connaissance de l'arrêté que le comportement affiché dans la société est punissable par la loi et l'avertu de ne plus tomber sous le coup de la récidive et abstient le concerné de toutes revendications stériles et des critiques contre la justice.
Les efforts fournis par 7SUR7.CD pour tenter de contacter certains magistrats et officers de police judiciaire accusés pa la NSCC pour obtenir leur version des faits n'ont pas abouti.
La condition de détention reste un défi majeur dans plusieurs maisons carcérales en province de l'Ituri. Le surpeuplement, la carence de médicaments et nourriture mais aussi le faible effectif de juges sont à plusieurs fois signalés dans la région.
Alphonse Muderwa