Au cours d’une séance de travail tenue ce samedi 21 février avec le directeur général a.i. de la Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK), Djo Kande Tshiepela, accompagné du bourgmestre de la Gombe, Léopold Manzambi, le « patriarche » Léon Kengo Wa Dondo a salué les initiatives engagées pour renforcer la gestion des déchets ménagers et la salubrité dans la capitale congolaise.
Au centre des échanges figurait le lancement, prévu le 2 mars prochain, d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets dans le quartier Cliniques, à Gombe, choisi comme zone pilote pour l’implémentation de cette réforme. Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, à travers l’initiative « Villes assainies », ainsi que dans le programme « Kinshasa Ezo Bonga » du gouverneur Daniel Bumba.
Après avoir écouté attentivement la présentation des grandes lignes de la réforme par le DG a.i. de la REGEDEK, le patriarche a exprimé son adhésion pleine et entière à cette offensive d’assainissement, insistant sur l’enjeu historique et symbolique que représente la salubrité urbaine pour la capitale.
« Redonnez à Kinshasa son éclat d’antan, redorez l’image de Kinshasa, celle de Kin la Belle. Vous avez tout mon soutien », a-t-il exhorté.
Par ces mots forts, Léon Kengo Wa Dondo a rappelé la nécessité d’une mobilisation collective afin de restaurer le prestige de la ville et de renforcer le sens de responsabilité citoyenne. Il a également préconisé des sanctions à l’encontre des contrevenants et davantage de rigueur dans les opérations de terrain pour en garantir la réussite.
Face à la presse, à l’issue de cette séance de travail, le DG a.i., Djo Kande Tshiepela, s’est félicité de l’appui manifeste du patriarche et s’est montré rassurant quant au bon déroulement des opérations de contrôle, qui seront menées avec une rigueur accrue.
Le contrôle initié par la REGEDEK prévoit notamment :
- le tri des déchets à la source ;
- l’utilisation de sacs-poubelles colorés et estampillés au logo de la ville de Kinshasa ;
- la signature obligatoire d’un contrat d’enlèvement avec une PME ou une société accréditée par la REGEDEK dans chaque zone ;
- le respect de la réglementation imposant la prise en charge des déchets jusqu’à dix mètres autour de chaque parcelle.
À travers cette nouvelle phase opérationnelle, la REGEDEK entend instaurer une discipline collective en matière d’assainissement et contribuer durablement à l’amélioration du cadre de vie des Kinois.
Christian Dimanyayi