La journée internationale de l'enfant africain, célébrée le 16 juin dernier sous le thème « garantir l'accès universel à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène pour chaque enfant en Afrique », était l'occasion pour la commissaire nationale chargée de la femme et de l'enfant de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), Gisèle Kapinga, d'appeler à une responsabilité collective face aux défis relatifs aux droits des enfants congolais.
C'est ce que rapporte son équipe de communication à travers une note consultée ce jeudi 18 juin par la Rédaction de 7SUR7.CD.
« L'accès à l'eau potable n'est pas un confort, c'est un bouclier. C'est le socle obligatoire de toute éducation sereine et de développement. Pendant que nous célébrons cette journée, des milliers de nos fils et de nos filles subissent le martyre de l'insécurité », a-t-elle lancé.
Elle a, par l'occasion, rappelé que la place de l'enfant est à l'école et non dans les rangs des groupes armés, ni dans les puits de mines, encore moins dans la rue.
Elle estime que chaque minute passée par un mineur dans un site d'extraction ou dans un camp de déplacés sans protection est « une défaite » pour le Code de la famille et pour la conscience nationale. Elle s'est principalement adressée à trois acteurs clés pour la cause de l'enfant en cette journée.
Au gouvernement congolais, elle a plaidé pour une mobilisation budgétaire afin de transformer les promesses en infrastructures réelles, de donner aux enfants des écoles sûres, de l'eau saine et une identité légale dès la naissance grâce à un enregistrement civil gratuit systématique.
Aux partenaires techniques et financiers, d'aligner leurs financement sur les priorités d'assainissement et de protection d'urgence, particulièrement dans les zones de crise humanitaire à l'Est.
Aux familles et communautés que Gisèle Kapinga considère comme les premiers gardiens des enfants, de refuser l'exploitation économique des mineurs et de dénoncer les abus.
À noter que la journée internationale de l'enfant africain, célébrée depuis juin 1991, commémore le massacre de centaines d'enfants lors d'une marche pour leurs droits à Soweto, en Afrique du Sud, par le pouvoir de l'apartheid le 16 juin 1976.
Christel Insiwe