Lomami : l'UNPC met en garde contre les "moutons noirs" dans la presse à Kabinda

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L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section de Lomami, met en garde contre ce qu’elle qualifie de "moutons noirs" qui se seraient infiltrés dans le secteur des médias à Kabinda. L’organisation appelle les professionnels des médias à davantage de vigilance et au strict respect des règles d’éthique et de déontologie journalistiques.

Le message a été lancé lors d’une rencontre réunissant, à Kabinda, les directeurs généraux des médias en ligne ainsi que les directeurs des programmes des radios traditionnelles de la province de Lomami.

Prenant la parole, le vice-président provincial de l’UNPC, Joseph Ntanga, a dénoncé la confusion qui entoure de plus en plus l’exercice du métier de journaliste. Il a notamment mis en garde contre les personnes qui, selon lui, s’improvisent journalistes en raison de leur forte présence sur les réseaux sociaux ou de leur matériel de prise de vue.

"Il y a aujourd’hui des moutons noirs dans notre métier. Aujourd’hui, quelqu’un avec sa page Facebook avec beaucoup d’abonnés devient journaliste. Quelqu’un avec son téléphone de bonne qualité pour prendre des photos devient journaliste. Vous le trouverez même en juillet devant une manifestation alors que, dans le temps, ça n’a pas été le cas. Nous allons veiller sur cet aspect des choses", a déclaré Joseph Ntanga, vice-président de l’UNPC, section de Lomami.

Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure identification des professionnels des médias, notamment lors des manifestations publiques.

"Les responsables des médias vont nous aider à nous donner les vrais journalistes par leurs noms, car cette fois-ci, même dans une manifestation, si seulement tu n’es pas identifié, la honte va s’imposer sur toi", a-t-il ajouté.

Pour sa part, John Katambwa Tshimanga, président urbain de l’UNPC à Kabinda, a appelé les journalistes à davantage de responsabilité dans leur manière de communiquer, particulièrement dans le contexte actuel d’agression de la République démocratique du Congo.

" Un journaliste doit connaître ce qu’il fait. Avoir une page avec beaucoup d’abonnés n’est pas synonyme de devenir journaliste. Présenter une émission dans une chaîne de radio ne signifie pas devenir journaliste, ni moins avoir une caméra. D’ailleurs, un journaliste doit savoir quoi publier pendant cette période où notre pays est sous contrôle des Rwandais", a indiqué John Katambwa Tshimanga.

L’UNPC, section de Lomami, appelle ainsi les professionnels des médias des cinq territoires et deux villes de la province au respect strict de l’éthique et de la déontologie journalistiques, afin d’éviter les dérives susceptibles de les exposer aux délits de presse.

L’organisation rappelle, par ailleurs, que la liberté de la presse implique également une responsabilité dans le traitement et la diffusion de l’information, particulièrement en période de crise et de conflit.

Benjamin Kambadi, à Kabinda