Justice

Le Procureur général de la République démocratique du Congo s’est entretenu hier jeudi 9 avril à Kinshasa, avec les différents services impliqués dans les enquêtes sur la fosse commune de Maluku.
Un événement d’importance politique s’est déroulé le samedi 4 avril dernier au pays. Il s’agit de la prestation de serment des membres de la Cour Constitutionnelle devant le président de la République, les deux chambres du parlement national réunies en congrès, le Conseil supérieur de la magistrature et tant d’autres corps constitués de la République.
L’Association congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a, au cours d’un point de presse tenu hier mercredi 8 avril 2015, à son siège à la Gombe, dénoncé le nième harcèlement judiciaire contre le prisonnier Eugène Diomi Ndongala, président du parti politique « Démocratie Chrétienne », et l’arrestation de son conseil, Me Patrick Mutombo, et sa mise en détention à la prison de Makala par des agents de sécurité. Le numéro un de l’ACAJ, Me Georges Kapiamba, a fait savoir que Diomi Ndongala est désormais placé sous régime pénitentiaire de rigueur et privé du droit de communiquer avec sa famille
Marie-Paule Lufuku a traduit en justice Nsimba Mankoto et consorts devant le Tribunal de paix du pont Kasa-vubu, pour faut en écriture, usage de faux et dénonciation calomnieuse. Pour les préjudices subis, elle demande des dommages et intérêts. L’audience publique de cette cause s’est déroulée hier mercredi 8 avril 2015, devant la chambre pénale III de cette juridiction.
Deux acteurs politiques se sont déjà signalés dans le dossier de la fosse commune de Maluku. Il s’agit du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, et du ministre provincial de Kinshasa chargé du Budget, du Plan, des Travaux Publics et des Infrastructures, Robert Luzolanu.
Hier matin à 10 heures tapantes, des agents envoyés par le parquet se sont rendus à la prison de Makala pour délivrer un mandat d’extraction à Diomi Ndongala. L’opposant s’est vu signifier qu’il devait se présenter au parquet. La panique s’est aussitôt emparée du président de la Démocratie Chrétienne. Ce dernier croit qu’il s’agit d’un traquenard et que le but réel de l’opération est de le transférer au Katanga. Diomi décide alors de s’enfermer dans sa cellule. Entre-temps, la nouvelle fait le tour des milieux branchés de la capitale.
Du nouveau dans l'affaire Eugène Diomi Ndongala. L'opposant congolais a été condamné à dix ans de prison pour viols sur mineures l'an dernier. Il purge sa peine à la prison de Makala, à Kinshasa. Ce matin, des agents envoyés par le parquet se sont rendus au centre pénitentiaire pour lui délivrer un mandat d'extraction. Mais le prisonnier n'a finalement pas quitté les lieux. Les agents arrivent vers 10h, un mandat à la main, disant qu'Eugène Diomi Ndongala doit être présenté au parquet, sans plus de précisions.
(Dw-World) L'opposition congolaise accuse le gouvernement d'avoir enfoui nuitamment, dans une fosse commune de Kinshasa, environ 450 corps, dont ceux de manifestants disparus lors des manifestations de janvier. Faux, rétorque le gouvernement qui déclare avoir enterré des corps d'indigents et de bébés mort-nés. Les organisations congolaises de défense des droits humains appellent à l'ouverture immédiate d'une enquête.
La Monusco est décidée à accompagner la mission d’enquête diligentée par les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur la découverte d’une fosse commune à Maluku, une municipalité urbano-rurale de Kinshasa.
Blanchi par la CPI le 27 février, le Congolais Mathieu Ngudjolo a failli être expulsé dans la foulée par les autorités néerlandaises. Son avocat a obtenu un sursis mais, en attendant, il reste détenu à l'aéroport de Schiphol. Reconnu non coupable des charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI), le 27 février, le Congolais Mathieu Ngudjolo Chui reste détenu à l'aéroport de Schiphol, aux Pays-Bas.