Les habitants de la localité de Katanga, à 11 kilomètres de Baraka à Fizi au Sud-Kivu, ont abandonné leurs habitations depuis mercredi 9 décembre. Ils fuient des attaques nocturnes perpétrées par des hommes armées dans cette région pour trouver refuge à Baraka.
Ces déplacés venus par centaines à Baraka ont signalé des cas des pillages des biens des habitants de Katanga et des meurtres sans donner plus de précisions.
Sécurité
La grande saison criminelle qui a dévoilé de jours et des semaines sombres dans la ville de Kinshasa, sur le plan de la criminalité, depuis le second semestre de 2015, n’est pas prête de s’éclipser de sitôt sans de derniers épisodes d’actes de grand banditisme.
La ville de Kinshasa vient en tête des provinces touchées par les violations des droits de l’homme. Le rapport de l’Onu publié mardi 8 décembre a répertorié trente-trois cas de violations des droits de l’homme dans cette province.
Le Nord-Kivu avec 27 cas vient en deuxième position.
Le commandement des opérations Sokola 1 a déployé, il y a près d’une semaine, des militaires dans le groupement Ikobo, en territoire de Walikale et dans la partie Sud du territoire de Lubero (Nord-Kivu).
Les Maï-Maï Simba menacent d’attaquer les localités de Mabukusi et d’Epulu, en territoire de Mambasa (Ituri). Ces miliciens ont annoncé ces attaques dans des tracts jetés, depuis trois jours, à Mambasa-centre et plusieurs autres villages du territoire de Mambasa.
Des villages ciblés, Mabukusi et Epulu, sont respectivement situés à près de trente et soixante-quinze km de Mambasa-centre en direction de Kisangani.
«Les services de sécurité ont ramassé des tracts à travers différents villages. Ils menacent d’attaquer. Comme ce qui s’était passé à Mabukusi.
Des hommes armés ont kidnappé, dans la nuit du 5 au 6 décembre, quarante-sept personnes, dans deux foyers miniers, situés entre la cité de Niania (Ituri) et la ville d’Isiro (Haut-Uélé).
Selon l’administrateur du territoire de Mambasa, Alfred Bongwalanga, ces assaillants ont également emporté plusieurs biens de valeurs dans la brousse.
La société civile de Niania indique qu’une femme a été violée par neuf assaillants.
Des victimes des inondations des pluies qui s’abattent, depuis trois jours à Kinshasa, vivent difficilement dans les quartiers Salongo (Limete), Ndanu et De Bonhomme de la commune de Matete.
Le reporter de Radio Okapi a constaté mardi 8 décembre que ces sinistrés manquent de tout.
Ils affirment que tous leurs biens de valeur ont été emportés par des eaux de pluies, citant notamment des uisinières, congélateurs, meubles et autres).
A (re): Eaux d
Des campagnes de recrutement toujours en cours, des bandes des marginaux émiettées après des épisodes scabreuses de l’opération Likofi que les ONG de défense de droits de l’Homme ont dénoncées vigoureusement, viennent de se reconstituer sur certaines rues de Bandalungwa. La criminalité a repris ses quartiers sur les avenues Bwete, Bawoyo, Dekani, Dimbamboma, Tumba, Tulundi et Mwata Yango, et menace désormais la quiétude des riverains. Une zone rouge s’est dessinée en s’étendant jusque sur les avenues Batetela, Lubaki et Tonde.
Il n’est pas bon d’être opposant, journaliste ou acteur de la société civile en RDC. Alors que le pays se prépare à revivre en 2016 le troisième cycle électoral de la 3ème République, les violations des droits de l’homme prennent de plus en plus d’ampleur en RDC. Dans un rapport publié hier mardi, le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC craint que la situation ne vire au pire « avant la tenue des élections elles-mêmes ».
« Il faut des efforts communs, Gouvernement-Monusco, pour davantage protéger les populations civiles au Nord-Kivu », a déclaré le chef de la Monusco, Maman Sidikou, mardi 8 décembre à Goma où il a inauguré un centre de presse financé par la mission onusienne.
Il soutient la reprise de la coopération entre la Monusco et les FARDC pour assurer la protection des habitants du Nord-Kivu.
La Monusco avait suspendu, début février dernier, sa coopération dans la traque des FDLR à cause de la présence dans la chaîne de commandement de deux généraux congolais soupçonnés de gra