Consulté par la société civile : Le ministre Richard Muyej soutient la révision de la Constitution

Mardi 9 septembre 2014 - 11:56

Le ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires coutumières a exprimé le week-end dernier à son cabinet de travail dans la commune de la Gombe, son soutien à l’idée de révision de la Constitution promulguée le 28 février 2006 en République Démocratique du Congo.

Richard Muyej s’est ainsi exprimé lors d’une réunion de travail avec une délégation de la société civile congolaise, conduite par son porte-parole, Mme Kathy Kalanga, dans le cadre des consultations des acteurs politiques, tant de la Majorité présidentielle (MP) que de l’Opposition, et des responsables des institutions publiques.
De son avis, la Constitution n’est pas une Bible qui ne peut être modifiée. Sa révision n’est pas un sujet tabou. La Constitution prévoit les mécanismes de sa propre révision. Elle peut faire l’objet de révision selon les besoins. Mais, dans le cas d’espèce, la révision doit s’adapter au climat politique du pays, sans tenir compte des rumeurs, passions et sentiments de tels ou tels autres acteurs politiques car, la République est gérée en toute responsabilité, en fonction des réalités du moment.
Le ministre Richard Muyej a, enfin, apprécié la démarche de la société civile congolaise. Il a ainsi répondu au porte-parole Kathy Kalanga. Cette dernière a, d’entrée de jeu, expliqué que les consultations en cours visent à obtenir les analyses, lectures, avis et considérations de ces acteurs sur les questions majeures de la vie nationale.
En ce qui concerne le secteur du ministère de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Kathy Kalanga a précisé que ces questions sont relatives à la révision de la Constitution, à la délocalisation des FDLR, à la prétendue reconstitution du M23, à la décentralisation et à l’organisation du recensement général.

L’objectif est de recueillir à la source des informations fiables susceptibles d’aider la société civile à tirer, au bout de compte, des conclusions nécessaires et à donner sa position.
Kathy Kalanga s’est déclarée satisfaite de l’échange qu’elle a eu avec le ministre Richard Muyej.
MARCEL TSHISHIKU