Défiant l’ONU l’UA, la SADC la CIRGL etc. : Les FDLR refusent de quitter la RD Congo

Publié jeu 11/09/2014 - 16:04
« Les rebelles rwandais n’ont plus envie de partir. C’est tout ! » a martelé le général onusien, Wafy. La question de désarmement des FDLR au Kivu et leur relocalisation en Province Orientale ont dominé la conférence hebdomadaire des Nations-Unies d’hier mercredi 10 septembre 2014 au Quartier général de la Monusco à Kinshasa-Gombe. Selon le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint de la Monusco, ce processus connait des blocages uniquement à cause des éléments des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) qui refusent de concrétiser une promesse qu’ils avaient eux-mêmes faite. «. Sans aucune condition, ils ont décidé de ne plus partir. Dans Une lettre de leur président ad interim, le général Victor Byiringiro, a simplement rappelé que jadis des officiers qui avaient accepté le désarmement ont été massacrés car trahis par la Monusco, la RDC, etc. » a martelé le général Wafy. Face à ce refus manifeste des FDLR, ce chef des Casques bleus a conclu qu’il revient aux partenaires de ce processus, la Communauté internationale (ONU, UA, SADC, CIRGL, etc.) de prendre des décisions à l’endroit de cette force négative. D’ores et déjà, une rencontre d’évaluation de l’ultimatum décidé à Luanda, se tiendra en début octobre pour examiner ce qui parait comme un défi des FDLR à la communauté internationale. A la question d’un journaliste faisant noter que es FDLR rejettent leur délocalisation pour Kisangani à cause de l’hostilité des autorités de la Province orientale et le flou qui persiste sur un éventuel dialogue interwandais, Abdallah Wafy a répondu que ces conditions doivent certainement provenir des « seconds couteaux », car toutes les dispositions ont été prises pour un meilleur transfèrement des combattants ainsi que leurs dépendants, mais ceux-ci ont tout boycotté. « Je leur ai même dit que j’étais prêt à mettre à leur disposition un hélicoptère pour les femmes et les enfants, ils n’ont pas répondu à l’appel. Ils n’ont pas envie de partir. C’est tout. Ne me posez plus cette question » a-t-il répliqué. Il convient aussi d’ajouter que selon la Monusco les rebelles hutu rwandais présents en RDC jouent un double jeu, car n’ayant aucune intention d’évacuer les zones qu’ils tiennent dans l’est de notre pays. « Ils ont suffisamment fait preuve de mauvaise foi et pratiquent un double langage ». FDLR: L’heure de reniement   Il convient de rappeler à l’opinion que le président par intérim des FDLR, le général Victor Byiringiro, dont le vrai nom serait Gaston lyamuremye, individu sous sanctions de l’ONU en tant que membre essentiel de la direction militaire et politique de ce mouvement avait justifié, sur RFI, le désarmement et la reddition en affirmant que la raison est qu’ils sont vraiment des artisans de la paix. « Nous les FDLR, avons déjà essayé de le faire, en 2001, lorsque nous étions à Kamina. Nous avions déposé plus de 1000 armes et cantonné une brigade entière. Nous avons encore réessayé en 2005. On était à Rome. Mais ces deux initiatives n’ont pas abouti. On n’a pas voulu nous accompagner vraiment. Cette fois- ci, nous retentons la même chose en invitant la communauté internationale à nous accompagner, mais surtout en nous adressant aux chefs d’Etat africains. Car nous, les Rwandais, nous avons eu beaucoup de morts, que ce soit à l’intérieur du pays, que ce soit ici, en RDC où nous sommes des réfugiés. Est-ce que nous pouvons continuer ce jeu ? Cela, nous l’avons refusé. C’est la raison pour laquelle nous avons déposé les armes au profit de la paix et cherchons une solution pacifique par des moyens politiques » a-t-il indiqué. A l’en croire, concrètement cela signifiait qu’ils ont initié un processus qui consistait à ramasser toutes leurs armes et à les déposer quelque part. « Et cela, parce que nous avions eu un déboire, en 2002, alors que nous avions déposé les armes et même envoyé les gens au pays pour une mission exploratoire. Dès qu’ils sont revenus, on nous a bombardés à Kamina. C’était la Monuco qu’on appelle aujourd’hui la Monusco, avec l’armée congolaise. Cela a été un fait déplorable pour nous. Et je ne sais pas si on peut encore jouer comme ç. Peut-être qu’on peut trouver une solution négociée avec la Monusco. Mais nous allons prendre le processus en main tout en demandant à la communauté internationale et surtout aux chefs d’Etat africains de nous accompagner en nous aidant à décrocher un dialogue inter-rwandais hautement inclusif » avait-il conclu. Tshieke Bukasa