Goma : Les médecins des hôpitaux publics en grève malgré l'afflux des malades Covid-19

Photo : Droit tiers

Les médecins du secteur public dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sont aussi en grève depuis le vendredi 24 juillet 2021.

Le Syndicat National des Médecins (SYNAMED) section du Nord-Kivu, annonce qu'un service minimum sera observé dans les hôpitaux publics, mais les médecins qui s'occupent des malades Covid-19 et ceux qui sont affectés dans les banques de sang, doivent travailler à 100%.

Interrogé par 7SUR7.CD ce samedi 24 juillet, le secrétaire exécutif provincial du SYNAMED, le docteur Robert Biya, épingle les particularités du Nord-Kivu dont l'état de siège et l'afflux des malades Covid-19 ces dernières semaines à Goma comme motifs pour ne pas radicaliser la grève, comme c'est le cas dans certaines provinces de la RDC.

« Vu que le Nord-Kivu est une province particulière sachant que nous sommes en état de siège avec les autorités militaires, l'insécurité généralisée, nous traversons des moments difficiles. Alors en conseil du syndicat des médecins, nous avons décidé de commencer la grève avec service minimum dans tous les hôpitaux étatiques et les hôpitaux conventionnés dont les médecins bénéficient de la prime du gouvernement », a annoncé le docteur Roger Biya.

Une décision que les médecins, considèrent avoir « difficilement » prise vu le contexte sanitaire actuel de Goma où les hôpitaux tant publics que privés sont débordés par des cas Covid-19 dont la plupart nécessitent une intervention urgente.

Le 14 juillet dernier, le président du conseil de l'ordre des médecins du Nord-Kivu, le docteur Barry Katembo, avait annoncé à 7SUR7.CD que les médecins du Nord-Kivu avaient décidés de ne pas entrer en grève pour faire face à l'afflux des malades Covid-19 et contenir la maladie. L'évolution de la situation de grève au niveau national, est ainsi à la base de ce revirement, d'après le SYNAMED/Nord-Kivu.

Pour rappel, c'est au niveau national que la grève des médecins a été décrété et malgré plusieurs rencontres avec les autorités gouvernementales, un consensus pour la levée de la grève n'est toujours pas trouvé.

Ces professionnels de la santé possèdent notamment des revendications d'ordre administratif. Ils exigent la montée en grade des certains médecins tous les 3 ans comme c'est fut le cas dans le passé, le paiement par le gouvernement, des arriérés de prime de risque enregistrés par les médecins ou encore la mécanisation des Nouvelles Unités.

Glody Murhabazi, à Goma