RDC : Le Gouvernement veut réformer le mode de gestion des consommations d’eau et d’électricité par les instances officielles et les ayants droit

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Le premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a clôturé mercredi 06 juillet dernier à Kinshasa, la 4ème phase des travaux de la Commission technique mixte chargée de la réforme de mode de gestion des consommations d'eau et d'électricité des instances officielles et ayants droit. 

Dans son discours, le chef du gouvernement a félicité la ministre d'État en charge du Portefeuille, Adèle Kahinda Mayina, et tous les membres de ladite Commission pour le travail abattu. Il a, en outre, salué la pertinence des recommandations formulées par cette Commission interinstitutionnelle qui, d'après lui, rencontrent la vision le "Peuple d'abord" prônée par le président Félix Tshisekedi.

"En ma qualité de chef du gouvernement, il m’arrive souvent de m’interroger sur la performance attendue de ces deux entreprises, face au Portefeuille important des impayés nés des consommations de l’eau et de l’électricité des instances officielles et ayants-droit. C’est à ce titre que j’apprécie, à leur juste valeur, les recommandations de la Commission technique mixte et encourage madame la ministre d’Etat, ministre du Portefeuille, de poursuivre dans le même élan, afin d’aboutir, avec le concours des responsables du secteur, à l’assainissement des finances des entreprises du Portefeuille", a déclaré Sama Lukonde.

Parmi les recommandations formulées et qui devront conduire au payement des créances étatiques dues à la Régie de Distribution d'Eau (REGIDESO) et à la Société Nationale d'Électricité (SNEL), la ministre du Portefeuille a affirmé avoir noté "avec satisfaction" l'urgence de la signature de l'arrêté interministériel devant déterminer les critères d'éligibilité à la prise en charge par le Trésor public des consommations d'eau et d'électricité avec comme spécificités :

- La suppression pure et simple de la notion d'ayant droit ; 

- Le paiement par les bénéficiaires de logements à charge du Trésor public, des factures de leurs consommations d'eau et d'électricité ; 

- La non prise en charge par le Trésor public des consommations d'eau et d'électricité des édifices abritant les institutions politiques, les services publics et établissements publics relevant des provinces et des entités territoriales décentralisées (ETD) ;

- La fixation sans équivoque de la liste des bénéficiaires de la prise en charge des consommations d'eau et d'électricité.

Par ailleurs, la princesse Adèle Kahinda Mayina a salué la qualité et la fiabilité des résultats desdits travaux de la Commission technique mixte.

"La qualité et la fiabilité des résultats auxquels ont abouti vos travaux sont indéniables ; recevez donc avec fierté toutes mes félicitations sincères pour votre assiduité et votre esprit d'abnégation. Nous restons convaincus que, par ces travaux, les attentes du gouvernement de la République sont fondamentales : il y va non seulement des intérêts de la République, mais aussi de ces deux sociétés dont l'État se trouve être l'actionnaire unique", a-t-elle dit. 

En conclusion, a rappelé ce membre du gouvernement, l'initiative de cette Commission interinstitutionnelle "procède sans conteste de la volonté affirmée du gouvernement de la République de trouver une solution efficace et durable à l'épineuse problématique qui remet en cause le principe même de la continuité d'exploitation de nos deux sociétés du Portefeuille de l'État, pour ce qui est de la gestion des consommations d'eau et d'électricité des instances officielles et ayants droit"

Il sied de noter que cette Commission était composée notamment des délégués de la Présidence, de la Primature, des ministères du Budget, des Finances, du Portefeuille et des Ressources hydrauliques, et du Conseil supérieur du Portefeuille. Elle avait été créée depuis septembre 2015, à l'initiative du premier ministre qui avait instruit le ministère du Portefeuille de mettre en place un mécanisme régulier de paiement croisé des dettes et créances réciproques entre l'État et ces sociétés du Portefeuille.

Prince Mayiro