Le gouvernement provincial du Haut-Katanga a officiellement appelé les maires des villes (Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa), les bourgmestres des communes, les administrateurs des territoires ainsi que les chefs de secteurs et de chefferies à procéder à l’enregistrement et à l’identification de tous les habitants relevant de leurs entités administratives.
Le message a été transmis par le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe, sur instruction du vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, lors d'une réunion organisée à Lubumbashi le vendredi 20 février 2026 afin d’harmoniser les vues et de mobiliser toutes les autorités territoriales autour de cette mission jugée prioritaire.
Présent à cette rencontre, Barthélémy Kibwe Kabwita, administrateur du territoire de Kasenga, a insisté sur l’importance de cette démarche dans le contexte actuel du pays.
« On s’est focalisé beaucoup sur l’identification des résidents, surtout pour la situation que le pays est en train de traverser. Nous sommes censés savoir qui est qui. Donc le chef de quartier, de village, le bourgmestre, les administrateurs des territoires, les maires, nous sommes censés savoir qui habite chez nous et habite où. Le gouverneur a martelé là-dessus conformément au message du VPM qui demande que nous devons nous connaître », a-t-il déclaré à la presse.
De son côté, Nicolas Masaku Musono, administrateur du territoire de Sakania, a élargi la réflexion à la question des étrangers travaillant dans les entreprises locales.
« Nous devons savoir les personnes avec qui nous vivons, elles viennent d’où, de quelle province et de quelle région. C’est très capital pour nous. Donc même les entreprises qui nous entourent, car la plupart des entreprises emploient les étrangers, et ces étrangers doivent être identifiés : s’ils ont des permis de travail ou de tourisme, que nous sachions que dans telle entreprise nous avons tel nombre de résidents, de quelle nationalité », a-t-il souligné.
Le gouvernement provincial du Haut-Katanga affirme que cette mission d’identification doit être une réussite. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le banditisme urbain et d’amélioration de la gouvernance locale. En renforçant la connaissance des populations vivant dans chaque entité administrative, les autorités espèrent prévenir les actes criminels, mieux encadrer les mouvements migratoires et consolider la sécurité dans l’ensemble de la province.
Patient Lukusa, à Lubumbashi