Une nouvelle attaque attribuée aux présumés rebelles d'Allied democratic forces (ADF) a été signalée la nuit du mercredi à ce jeudi 2 avril 2025 au village Bafwakoa, dans le territoire de Mambasa, à l'ouest de la province de l'Ituri, sur la RN4, tronçon Mambasa-Kisangani.
Des sources au sein de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) en territoire de Mambasa soulignent que plusieurs civils ont été tués. Outre les dégâts humains, Jospin Paluku Mbowa, répondant de cette structure, rajoute que le village attaqué a été incendié à plus de 60 %, des motos et véhicules ont été ciblés également.
"Nous sommes très indignés de voir qu'il y a une propagation libre des rebelles ADF dans l'ensemble du territoire de Mambasa alors que de l'autre côté il y a des personnes qui ne cessent de jeter des fleurs à l'armée soutenant qu'il y a la paix, mais nous, population, nous voyons le contraire sur terrain", a-t-il fustigé.
Dans un entretien téléphonique accordé à 7SUR7.CD ce jeudi, l'administrateur policier du territoire de Mambasa confirme l'attaque sans dresser un quelconque bilan humain. Il souligne toutefois les pertes en vies humaines et les dégâts matériels.
"Réellement les rebelles d'Allied democratic forces (ADF) ont attaqué la chefferie des Bandaka, les fouilles continuent toutefois nous avons perdu nos populations lors de cette incursion, il y a eu aussi des dégâts matériels. Actuellement certaines populations prennent les unes la direction de Nia-nia et les autres de Mambasa. Nous disons nos sincères condoléances à toutes les familles touchées, les dispositifs sécuritaires sont pris pour éradiquer ce phénomène”, a souligné le commissaire supérieur Matadi Muyapandi Jean-Baptiste.
Le territoire de Mambasa fait face à une insécurité incessante plongeant les populations locales dans une peur aigue. Ce qui contraint certaines personnes à vivre loin de leur milieu d'origine. Des sources au sein de la notabilité dans la région ont récemment souligné que 6 sur 7 chefferies du territoire de Mambasa sont actuellement menacées par les rebelles ADF, une situation qui remet en cause la nécessité d'une opération musclée contre ces djihadistes.
Joël Losinu, à Komanda