Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a, par l’entremise du ministre d'État chargé de la Formation Professionnelle et Métiers, Marc Ekila Likombo, lancé le 14 avril 2026, la phase nationale de mise en œuvre de deux projets complémentaires.
Il s’agit d’une part, du projet « Renforcement du commerce et de la croissance économique le long du corridor de Lobito », financé par l'UE et mis en œuvre par TradeMark Africa et d’autre part, du projet « Amélioration des compétences numériques en RDC « ACN-RDC », financé par l'UE et l’Allemagne et mis en œuvre par la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
Ces deux programmes visent à faire du corridor de Lobito un moteur de commerce, de croissance économique, de compétences numériques et d’emplois durables.
Dans le cadre de l’initiative Global Gateway de l’Union européenne, ces programmes traduisent une approche intégrée visant à :
• Améliorer la circulation des marchandises tout en renforçant les compétences nécessaires pour que les Congolais en tirent pleinement parti ;
• Renforcer les compétences numériques de 10.000 diplômés de l'enseignement supérieur, travailleurs, jeunes entrepreneurs et fonctionnaires.
L’objectif est de contribuer à améliorer l’employabilité, de soutenir la création d’emplois durables et de renforcer les perspectives économiques des bénéficiaires. Ils marquent une étape importante dans l’ancrage des réformes du corridor au cœur des politiques nationales de développement économique.
Les réformes engagées portent sur la simplification des procédures douanières et frontalières, la digitalisation des documents commerciaux, le renforcement de la coordination entre administrations et l’amélioration de la gouvernance du corridor.
Dans son mot de circonstance, le ministre Marc Ekila a affirmé que le Corridor de Lobito ne représente pas seulement un outil de transport. Pour lui, c’est un véritable outil de diversification de l’économie congolaise.
« Le socle, le dénominateur commun de tous ces secteurs réside dans la main d’œuvre qualifiée. Cette main d’œuvre va permettre de développer les PME locales, d’autonomiser certains jeunes et pourquoi pas permettre à certaines jeunes de se faire leurs propores activités autour de la diversification que représente le Corridor de Lobito », a déclaré le ministre de la Formation Professionnelle.
Pour sa part, M. Fabrice Basile, chargé d’affaires a.i. de l’UE, a martelé sur le fait que ces projets ne sont pas des simples initiatives.
« Les deux projets que nous lançons ne sont pas de simples initiatives : ils incarnent un partenariat solide entre l’Europe et la République démocratique du Congo, un partenariat qui place l’être humain, l’innovation et le développement durable au cœur de ses priorités », déclaré M. Fabrice Basile.
De son côté, le secrétaire général au Commerce extérieur, Eugène Mangamanga, a souligné que l’objectif est de rendre les exportations minières plus rapides, plus fiables et plus transparentes, tout en positionnant la RDC comme un acteur compétitif dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Aimé Nzoyihera, directeur pays RDC, TradeMark Africa a souligné qu’en combinant réformes commerciales et développement des compétences, ces deux programmes répondent à un enjeu central : faire en sorte que les investissements dans le corridor de Lobito se traduisent par des bénéfices concrets pour l’économie nationale et les populations.
Ces initiatives contribueront à améliorer la fluidité logistique, à réduire les coûts du commerce, à renforcer la compétitivité des entreprises locales et à créer des emplois durables, en particulier pour les jeunes et les femmes. Elles soutiennent également la transformation économique et numérique de la RDC dans un contexte de forte demande en compétences adaptées aux chaînes de valeurs stratégiques.
Signalons par ailleurs que ces projets illustrent, selon les parties prenantes, l’approche Team Europe, fondée sur une coopération étroite entre l’Union européenne, ses États membres, les autorités congolaises et des partenaires techniques tels que TradeMark Africa et GIZ. Ils s’inscrivent dans la stratégie Global Gateway, qui vise à connecter les investissements en infrastructures à des réformes et à des opportunités économiques durables.
Jephté Kitsita