En marge de la 7e édition du Katanga Business Meeting, les Job Days ont été lancés à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Cet événement de recrutement majeur a permis à plus de 100 jeunes demandeurs d'emploi de rencontrer directement des entreprises locales.
Organisé par l'Office national de l'Emploi (ONEM) avec l'appui de l'Agence belge de développement (Enabel), l'événement offre une opportunité concrète d'insertion professionnelle.
Un tremplin direct vers l'emploi
Ndage Makusudi Josué, ingénieur électricien présélectionné après avoir postulé en ligne, salue l'organisation :
"C'était une opportunité en or. Nous avons rencontré les entreprises et tout s'est bien passé. Les agents d'Enabel nous avaient formés en amont, notamment pour gérer le stress. C'est une excellente initiative car nous, les jeunes, postulons souvent sans jamais rencontrer les recruteurs. Cette activité nous a permis d'être en face-à-face avec eux", a-t-il dit.
Le Corridor de Lobito au cœur des compétences futures
En parallèle, un atelier stratégique a réuni les décideurs de la formation professionnelle. Co-organisé par Enabel et l'ONUDI, cet échange était centré sur le thème :
« Investir dans les compétences pour accélérer la croissance économique du Grand Katanga : cas des opportunités du corridor de Lobito ».
Trois objectifs majeurs ont guidé les débats : identifier les compétences stratégiques pour maintenir la compétitivité industrielle. Promouvoir des partenariats entre entreprises, centres de formation et bailleurs. Encourager les investissements publics privés dans le capital humain.
Le panel réunissait des experts de premier plan, dont Padou Kassela (FEC Lualaba), Franck Kanda (INPP Lualaba) et Budi Budiadia, conseiller en charge des questions techniques et réformes au ministère de la Formation professionnelle. Trois axes stratégiques pour l'emploi au Lualaba1.
L'urgence du tournant numérique et industriel
Pour la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les défis actuels exigent une main-d'œuvre hautement qualifiée.
"Les entreprises ont besoin de compétences pour gérer les équipements automatisés et faire des diagnostics logiciels. Elles recherchent des ingénieurs capables d'interpréter les données d'extraction pour garantir la rentabilité, sans oublier des experts en cybersécurité », a souligné Padou Kassela.
2. Le rôle clé des réformes étatiques
Le gouvernement restructure actuellement le secteur.« Pour que les réformes aient un impact réel, il faut un dialogue franc entre le système de formation et l'emploi. Le gouvernement a initié la Politique Nationale de la Formation Professionnelle, qui définit clairement le rôle de chacun », a expliqué Budi Budiadia, Conseiller du ministère.
3. Le transfert de compétences : l'exemple de MetalkolLes entreprises minières s'impliquent dans la formation de la jeunesse. Metalkol, spécialisé dans l'exploitation hydrométallurgique, cible des profils spécifiques
« Nous avons besoin d'ingénieurs métallurgistes, de chimistes et de géologues. Nous souhaitons leur permettre d'apprendre sur le tas et d'intégrer notre base de données pour de futures opportunités », a révélé le représentant de l'entreprise.
Le partenariat public-privé fondé sur la confiance et le pragmatisme économique
En réponse à la question de savoir quel type d'apport Enabel a fourni dans le cadre du renforcement de l'employabilité, ainsi que l'impact de ses partenariats dans ce domaine, voici l'expérience d'Enabel concernant les solutions partenariales.
"L'un des mots les plus importants, c'est la confiance. Nous avons tous un même objectif : former, appuyer et obtenir des résultats concrets pour le développement économique[... ]. Notre modèle se base sur le besoin économique réel des entreprises. Par exemple, notre appui dans le secteur textile a permis de former des profils qualifiés pour produire les big bags nécessaires à l'exportation des minerais",a déclaré Lorenzo Giacomin, chef de programme Enabel.
Ces Job Days à Kolwezi ont permis d'enregistrer des milliers de candidatures locales, ouvrant la voie à l'intégration des jeunes dans le secteur industriel et d'autres domaines porteurs du Grand Katanga.
Marcelo Mfumu, à Kokwezi