L’utilisation des 50 millions de dollars promis par le chef de l’État pour la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA) reste conditionnée à la réalisation d’un audit interne. Cette exigence a été formulée par les actionnaires de l’entreprise publique minière.
L’annonce a été faite par le président du Conseil d’administration de la MIBA, Jean-Charles Okoto. Selon lui, les fonds destinés à la relance de l’entreprise sont déjà disponibles depuis un certain temps.
« Les 50 millions sont bel et bien existants et disponibles pour la MIBA. Il y a aussi, selon les dernières informations, 20 millions de plus disponibles, ce qui fait plus de 70 millions de dollars américains pour pallier le budget du plan de relance minimum actuellement sous étude pour validation », a déclaré Jean-Charles Okoto.
Le président du Conseil d’administration précise également que l’actionnaire minoritaire devra mobiliser des moyens supplémentaires afin d’accompagner le plan de relance de cette société minière basée à Mbuji-Mayi.
Toutefois, avant tout décaissement ou exécution du plan de relance, les actionnaires exigent plusieurs préalables, notamment un audit général ainsi qu’un inventaire du patrimoine de l’entreprise.
« L’utilisation de ces fonds, telle que décidée par les actionnaires et le Conseil d’administration, obéira à l’option levée par les actionnaires, notamment l’audit général, l’inventaire général du patrimoine et la validation du plan de relance », a poursuivi le PCA de la MIBA.
Cette démarche vise, selon les responsables de l’entreprise, à garantir une gestion transparente des fonds destinés à la relance de la société minière, confrontée depuis plusieurs années à d’importantes difficultés financières et opérationnelles.
Kazadi Lukusa, à Mbuji-Mayi