L’ONG La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) dénonce la pratique consistant à programmer, à la même date, des manifestations de partis politiques de l’opposition ou du pouvoir et de leurs alliés.
Dans un communiqué publié,le dimanche 31 mars 2026, et consulté par 7SUR7.CD, cette organisation de défense des droits humains fustige une situation qui, selon elle, frise une complicité indirecte des autorités dans les entraves à la liberté de manifestation et encourage ceux qui cherchent à perturber les rassemblements de leurs adversaires politiques.
« Pour la VSV, toutes les manifestations contre la révision ou le changement de la Constitution, comme celles soutenant cette démarche, doivent être tolérées, car elles constituent toutes une expression de la vitalité démocratique. Tenues à des dates différentes, elles permettraient aux Congolais d’apprécier et de mesurer quels appels à manifester ont été les mieux suivis par la population », lit-on dans le document.
Cette organisation de la société civile invite, à cette occasion, les autorités à autoriser la manifestation de la coalition C64, première à s’être prononcée.
« La VSV demande aux autorités congolaises de ne prendre acte, le mercredi 3 juin 2026, que de la manifestation de l’opposition regroupée au sein de la coalition C64, qui a été la première à annoncer une ville morte sur l’ensemble du territoire de la RDC, afin d’éviter des tensions aux conséquences imprévisibles sur le terrain si leurs adversaires politiques devaient manifester à la même date.La marche des acteurs politiques et sociaux soutenant la révision ou le changement de la Constitution pourrait avoir lieu le lendemain ou à une autre date », a-t-elle suggéré.
La VSV a également demandé aux organisateurs des différentes manifestations de respecter la liberté de chaque citoyen de participer ou non à une manifestation, pour quelque motif que ce soit, conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux.
Elle a en outre exhorté les autorités congolaises à assurer la protection des manifestants ainsi que des biens privés et publics, tout en maintenant l’ordre public, et à faciliter l’organisation de manifestations séparées à des dates différentes afin d’éviter des affrontements susceptibles de fragiliser davantage l’unité et la cohésion nationales.
Christel Insiwe