En 18 mois d'inactivité, le parc national de Kahuzi-Biega déplore une exploitation massive

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Après dix-huit (18) mois de quasi-inactivité imposée par l'insécurité dans l'Est de la RDC, le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) déplore une exploitation sans précédent de ses ressources naturelles.

Déclaration faite le vendredi 31 juillet 2026 à son Quartier Général de Tshivanga, en territoire de Kabare (Sud-Kivu), à l'occasion de la Journée mondiale des écogardes.

Il s'agit de la première activité officielle organisée sur le site depuis la suspension de la majorité des activités du Parc en février 2025, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.

Placée sous le thème « PNKB : les écogardes, gardiens d'un patrimoine en mutation », cette célébration a permis de mettre en lumière les conséquences de cette longue période d'interruption.

Dans plusieurs secteurs du Parc, les écogardes ont été contraints de quitter le terrain, entraînant la suspension des patrouilles ainsi que du suivi de la faune et de la flore.

Selon les responsables du PNKB, cette absence a favorisé une forte pression sur les ressources naturelles du Parc.

« Après une année et demie d'interruption, nous devons faire le point : où en étions-nous, où en sommes-nous et où allons-nous ? Avec l'arrêt des activités des écogardes, le Parc est resté comme une maison sans fenêtres. Cela a ouvert la voie à une exploitation sans précédent de ses ressources naturelles. Si nous n'agissons pas, l'habitat des gorilles de Grauer va continuer à disparaître. Nous risquons de perdre cette espèce emblématique de notre Parc, comme nous avons déjà perdu les éléphants en haute altitude », a déclaré Arthur Kalonji, chef de site du PNKB.

Face à cette situation, la direction du Parc a annoncé une reprise progressive des activités de conservation.

« La reprise des activités se fera progressivement, en fonction de l'évolution de la situation sécuritaire, avec pour priorité la protection des équipes sur le terrain », a précisé Arthur Kalonji.

Dans cette perspective, une conférence organisée en marge de la Journée mondiale des écogardes a permis d'identifier les principaux défis auxquels les agents de conservation seront confrontés lors de leur retour sur le terrain.

Il sied de signaler que plus de 300 participants, parmi lesquels des écogardes, des agents administratifs du Parc, des partenaires techniques ainsi que des représentants des communautés riveraines, dont les peuples autochtones Wambuti, ont pris part à cette célébration.

Déogratias Cubaka, à Bukavu