La Première ministre, Judith Suminwa, a salué l’approche initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre du dialogue national, la qualifiant d’« originale et innovante ». Elle met notamment en avant la place accordée à la participation du peuple dans ce processus.
Cette appréciation de la cheffe du gouvernement a été rapportée par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, dans le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi 28 août 2026.
Au nom de l’ensemble de l’exécutif, Judith Suminwa a adressé ses « chaleureuses » félicitations au chef de l’État pour son récent message à la nation et pour le lancement du processus de dialogue national, présenté comme une démarche visant à consolider la paix, à renforcer la cohésion nationale et à refonder l’État.
La Première ministre estime que cette initiative se distingue des concertations politiques précédentes qui, selon elle, ont trop souvent répondu aux crises par un simple partage du pouvoir, aboutissant à des accords sans mécanismes de suivi efficaces pour garantir une stabilité durable.
À l’inverse, elle considère que l’approche présidentielle place la participation populaire au cœur de la démarche. Citant Félix Tshisekedi, elle a rappelé que « le peuple congolais ne laissera pas entériner les conclusions des négociations menées sans lui ».
Pour Judith Suminwa, le choix d’une concertation décentralisée et inclusive affirme ainsi la centralité de la voix citoyenne et constitue une étape majeure vers la consolidation de la démocratie, de la cohésion nationale et d’une paix durable.
La cheffe du gouvernement a, par ailleurs, réitéré l’engagement total de son équipe à accompagner le président de la République dans la réussite de cette démarche, dans l’intérêt national. Elle s’est dite convaincue que ce processus permettra d’aboutir à un consensus véritablement populaire et durable.
Félix Tshisekedi avait annoncé, dans son adresse à la nation du jeudi 27 août, la convocation d’un « dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Le chef de l’État a précisé que le processus sera mené sur le territoire congolais, sous la responsabilité des Congolais, et qu’il débutera dans les provinces avant de connaître son aboutissement à Kinshasa. L’ensemble du processus doit être limité à une durée maximale de trois mois.
Le président de la République a également assuré que nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion. En revanche, il a fermé la porte aux groupes armés, particulièrement à l’AFC/M23, estimant que la prise des armes ne peut conférer une légitimité politique. Les discussions avec cette composante doivent, selon lui, se poursuivre dans le cadre du processus de Doha.
Merveil Molo