Suspension des activités académiques à Goma et Bukavu : Fayulu dénonce un « complot visant à balkaniser le pays »

Image
Image

L’opposant Martin Fayulu s’oppose à la décision du gouvernement congolais de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma, au Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu.

Dans une publication sur X ce jeudi, il estime que cette mesure s’inscrit dans un « complot visant la balkanisation » de la République démocratique du Congo.

« L’arrêté de la ministre de l’ESU suspendant toutes les activités académiques au sein des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et de Bukavu me conduit à une conclusion : le pouvoir de Kinshasa est en plein dans le complot visant la balkanisation de notre pays », a-t-il réagi sur ce réseau social.

Pour Martin Fayulu, la suspension des activités académiques revient à abandonner les étudiants et d’autres habitants de Goma et de Bukavu « aux mains des rebelles de l’AFC/M23 ».

« Cette mesure signifie tout simplement que nos frères et sœurs vivant à Goma et à Bukavu, notamment les étudiants, sont abandonnés aux mains des rebelles de l’AFC/M23 », a-t-il ajouté.

Il demande ainsi au gouvernement de rapporter « immédiatement » l’arrêté pris par la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations, Marie-Thérèse Sombo Ayanna Safi Mukuna.

« Je demande au gouvernement congolais de rapporter immédiatement cet arrêté. Il est temps de mettre fin à l’amateurisme. S’il vous plaît, ayez pitié des Congolais ! », a-t-il écrit.

L’arrêté concerne notamment plusieurs établissements de Goma et de Bukavu et suspend les activités académiques et para-académiques de l’année 2026-2027 jusqu’à nouvel ordre. Une exception est toutefois prévue pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026, autorisés à poursuivre les activités nécessaires à l’achèvement de leur cursus dans d’autres établissements reconnus.

Raphaël Kwazi