Le président de la Chambre haute a salué l’initiative d’un dialogue « inclusif » et « participatif » annoncée par Félix Tshisekedi et appelé à la mobilisation de toutes les forces vives du pays autour du dialogue et du consensus.
Selon lui, le processus de dialogue annoncé le 27 août dernier par le chef de l’État devrait favoriser la réconciliation et la reconstruction nationales, dans le respect des institutions, de la souveraineté et de l’intérêt supérieur de la Nation.
« Cette approche confère à ce dialogue une originalité particulière qui le distingue, à plus d’un titre, de tous les autres dialogues, tables rondes, conférences ou forums déjà organisés pour la paix dans notre pays. La recherche de la paix ne saurait être dissociée du renforcement de notre cohésion nationale. Aucune Nation ne peut durablement vaincre les épreuves qui l’assaillent sans la mobilisation de toutes ses forces vives autour d’un idéal commun et d’un destin partagé », a déclaré Sama Lukonde.
Pour le président du Sénat, la signature, le 11 septembre 2026, de l’ordonnance portant institution, organisation et fonctionnement du Comité d’organisation du dialogue constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de ce processus.
Le budget 2027 au centre de la session
Au-delà de la question du dialogue, l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027 constituera l’un des principaux enjeux des travaux parlementaires de cette session budgétaire.
Pour Sama Lukonde, ce budget doit notamment permettre de répondre aux impératifs sécuritaires, de soutenir la reconstruction des territoires affectés, d’assurer le fonctionnement des institutions et de répondre aux attentes de la population.
Il a appelé le Gouvernement à maintenir une gestion budgétaire rigoureuse et à préserver les grands équilibres macroéconomiques, notamment la stabilité du franc congolais.
Les projections évoquées dans son discours tablent sur une croissance réelle de 5,6 % en 2026 et de 5,5 % en 2027.
Le président du Sénat a toutefois insisté sur la nécessité de traduire ces chiffres en effets concrets sur la vie des Congolais, notamment à travers la création d’emplois, l’amélioration du pouvoir d’achat et l’accès aux services essentiels.
Alors que cette session s’ouvrait, une marche de l’opposition était organisée le même jour pour protester contre tout projet de changement de la Constitution.
MD