L'opposant Martin Fayulu a digéré mal le fait que le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ait, lors de sa visite en RDC, pris note de l'élection de Félix Tshisekedi.
Le candidat malheureux de Lamuka à la présidentielle de décembre 2018 qui misait notamment sur le soutien de la France pour l'accompagner dans son combat pour la vérité des urnes s'est senti "trahi".
Déconcerté, Martin Fayulu a alors, dans un entretien accordé à la presse jeudi 13 juin dernier, qualifié le chef de la diplomatie française de "guignol".
Politique
Selon Tryphon Kin-Kiey Mulumba, une des personnalités de Cap pour le Changement, "CACH", le mandat des dirigeants de la Commission Électorale Nationale Indépendante, "CENI", a expiré.
"Le mandat des dirigeants actuels de la CENI, en tête Corneille Nangaa, a officiellement pris fin hier jeudi 13 juin 2019. Dans les prochaines minutes, le gouvernement va leur signifier leur fin mandat et ne peuvent plus désormais poser le moindre acte", a-t-il indiqué sur Twitter.
Les députés nationaux de l'opposition issus de la coalition Lamuka, n'ont pas marché comme c'était prévu ce jeudi 13 juin, mais certains d'entre eux étaient en sit-in devant les installations de la Cour Constitutionnelle à Kinhasa, afin de réclamer la réhabilitation de 33 de leurs, invalidés au profit de ceux du FCC.
Ils se disent aussi prêts à suspendre leurs activités parlementaires, comme annoncé par Martin Fayulu, un des leaders de cette plateforme.
Dans une déclaration commune ce vendredi 14 juin 2019, led chefs de Mission des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse et du Canada déplorent l'aggravation des tensions politiques en République Démocratique du Congo suscitée par les décisions de la Cour Constitutionnelle d'invalider les élections de plus de 30 parlementaires, la plupart d'entre eux étant des membres de I'opposition.
Le coordonnateur du Front Commun pour le Congo, "FCC", plateforme de gouvernement dont l'autorité morale est l'ancien président Joseph Kabila, a affirmé qu'ils sont aussi concernés par les arrêts déjà rendus jusqu'ici par la Cour Constitutionnelle.
Selon Néhémie Mwilanya, le FCC compte déjà une dizaine de députés nationaux invalidés par la Cour dans le cadre du contentieux électoral.
Il n'est pas allé par le dos de la cuillère. Candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu qui se considère toujours comme le véritable vainqueur de cette élection, s'en est pris contre l'ambassadeur américain à Kinshasa, lors d'une interview avec la presse.
L'opposant congolais se dit déçu par ceux qui pouvaient lui défendre dans son combat sur la vérité des urnes.
Martin Fayulu traite Mike Hammer d'être "devenu directeur marketing de Félix Tshisekedi".
Candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 RD. Congolaise, l'opposant Martin Fayulu s'est, dans une interview accordée à la presse jeudi 13 juin 2019, dit dégoûté de l’Union africaine où les dirigeants ne daignent plus vraiment le recevoir.
Malgré tout, l'homme du combat de la vérité des urnes, poursuit des démarches dans les chancelleries occidentales et africaines. Il parle désormais d’une autre « mission » : assainir le cadre électoral en proposant la création d’un « haut conseil national des réformes institutionnelles.
Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, a reconnu que les violons entre lui et l'actuel coordonnateur de LAMUKA Moïse Katumbi ne s'accordent plus.
Pour le président de l'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE), l'ancien gouverneur de l'ex province du Katanga n'a pas la même conviction et les principes que lui.
Des membres de la coalition au pouvoir FCC-CACH se sont réunis le jeudi 13 juin dernier à Kinshasa autour du gouverneur de la ville Gentiny Ngobila.
Il était question pour les deux camps politiques de parler le même langage afin de mettre fin aux différentes manifestations et tensions qui sévissent actuellement entre les militants de l'UDPS et du PPRD.
Selon Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel qui a pris part à cette rencontre, la coalition FCC-CACH demeure soudée.
Pour Ghislain Mwanji, commissaire national de la plateforme Le Centre de Germain Kambinga, le bureau de l'Assemblée Nationale que dirige Jeanine Mabunda, n'a fait que jouer son rôle lors de la plénière au cours de laquelle la question liée aux ordonnances de nomination à la Gecamines et à la SNCC a été évoquée.
Et ce rôle, souligne le juriste, "demeure celui de libérer la liberté d'expression et non de la contraindre".