Le gouvernement congolais "choqué" par De Croo qui se montre "peu impressionné"

Mercredi 25 février 2015 - 07:42

Le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a assuré mardi avoir eu au cours des derniers jours des discussions "ouvertes, franches et libres" avec des responsables congolais "pour voir comment, ensemble, nous pouvons améliorer le sort de la population" en République démocratique du Congo (RDC). Il réagissait ainsi à des propos tenus par le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Olamanga, qui a très mal pris les critiques portées samedi par M. De Croo contre les mesures prises par le régime du président Joseph Kabila à la suite de violences le mois dernier contre une révision de la loi électorale.

"Nous sommes choqués. Parce que nous avions cru avoir tourné cette page avec l'inénarrable M. (Karel) De Gucht (un ancien ministre des Affaires étrangères, lui aussi libéral flamand, connu pour ses critiques à répétition des dirigeants congolais au point de provoquer une grave crise entre Kinshasa et Bruxelles, ndlr). Et voilà un nouveau De Gucht qui se profile à l'horizon", a affirmé M. Mende à la RTBF.

De son côté, l'ancien ministre PS de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille, a réprouvé mardi, sur les ondes de La Première (RTBF), la franchise de son successeur,

"Hier (lundi, ndlr), j'ai parlé à sept ministres congolais différents, dimanche nous (M. De Croo et son collègue des Affaires étrangères, Didier Reynders), avons vu le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda. Nous avons eu avec eux tous un entretien constructif et nous avons pu les regarder droit dans les yeux. Pendant des discussions il a, entre autres, été question de la situation des droits, tout comme d'autres éléments qui peuvent contribuer à la poursuite du développement du peuple congolais", a rétorqué M. De Croo depuis Goma, dans l'est de la RDC.

Jeudi, au dernier jour de leur visite en RDC, les deux ministres belges doivent rencontrer à Kinshasa le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon et sans doute le président Joseph Kabila.

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