Mbuji-Mayi, manifestations des combattants contre débâcle UDPS aux sénatoriales : Un mort et plusieurs dégâts, la maison de la députée FCC Ngalula pillée

Publié sam 16/03/2019 - 10:19

Selon des témoins, c'est la terreur ce samedi 16 mars 2018 à Mbuji-Mayi ! Un mort et plusieurs dégâts matériels, c'est le bilan provisoire des manifestations de protestation des combattants (militants de l'UDPS) contre la débâcle électorale de l'UDPS aux sénatoriales du vendredi 15 mars.

C'est l'ancien gouverneur du Kasai Oriental, sur place pour faire la remise et reprise avec le ministre de l'intérieur, qui a fourni ce bilan à 7SUR7.CD.
Image retirée.
Les combattants de l'UDPS, en colère suite à la débâcle électorale aux sénatoriales d'hier, font depuis ce matin du porte à porte chez les députés provinciaux de leur parti et même du Front Commun pour le Congo ; d'après des habitants contactés samedi par 7SUR7.CD.

Arrivés aux domiciles de ces grands électeurs qui ont élus des sénateurs pas à leur goût, les combattants pillent les maisons et tabassent les personnes présentes, racontent les témoins.

Pire, ils menacent de tuer chaque député qu'ils trouveront à son domicile.
La plupart des députés provinciaux ont donc fui leur maison.

C'est ainsi qu'une députée provinciale a vu sa maison pillée par les combattants.
Félicitée Ngalula Tshibeta a été visitée. Sa maison a été saccagée. Les combattants ont emporté tout jusqu'aux provisions, rapporte un habitant de Mbuji-Mayi.
Image retirée.
La ville est paralysée et les habitants sont terrés chez eux. La police essaie tant bien que mal de rétablir l'ordre public. Mais sans y parvenir pour l'instant à cause de l'incivisme des militants de l'UDPS.

Pour rappel, hier alors qu'elle est majoritaire à l'assemblée provinciale du Kasai Oriental notamment, l'UDPS n'a pas élire un seul sénateur issu directement de ses rangs.
La tension est vite dans la capitale du diamant. La police semble débordé.
Elle essaie de réprimer les manifestants à coup de gaz lacrymogène.

À Kinshasa, même scénario. Les combattants ont manifesté vendredi en brûlant des pneus et en menaçant de faire la peau aux députés provinciaux qualifiés de ''traites'' et des ''corrompus''.