Nord-Kivu : La France débloque 700.000 € pour appuyer l'éducation des enfants

Photo 7SUR7.CD

Le gouvernement de la République de la France a débloqué une somme de 700.000 euros, soit 817.000 de dollars américains pour appuyer le système éducatif du Nord-Kivu, une province secouée par un contexte sécuritaire délicat et par la pandémie mondiale du Covid-19.

Ce financement est accordé au Programe Alimentaire Mondial (PAM) et au Fonds des Nations-Unies pour l'enfance (UNICEF) afin de donner « un coup de pousse » à l'apprentissage de 5.600 élèves repartis dans 15 écoles ciblées pour une durée de 5 mois dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Dans un communiqué conjoint PAM-UNICEF daté du 06 octobre et parvenu à 7SUR7.CD ce jeudi, ces deux agences onusiennes font savoir que ce financement vise à améliorer l'assiduité, les performances et le bien-être des élèves grâce à l'alimentation scolaire et à l'amélioration des installations d'eau, d'hygiène et d'assainissement.

À travers ce projet, la création des jardins scolaires est aussi projetée. Ces derniers seront gérés par des comités d'élèves, de parents et d'enseignants dans le cadre de la participation communautaire à ce programme.

« L'initiative PAM-UNICEF reflète également les objectifs de développement plus larges des gouvernements congolais et français, notamment la promotion de l'éducation des filles par le biais d'initiatives telles que les rations alimentaires à emporter du PAM. Elle est mise en œuvre dans une région aux prises avec des années d'insécurité alimentaire et de conflit armé », peut-on lire dans ce document conjoint.

À ce jour, les organisations des Nations-Unies estiment à 26 millions, le nombre de personnes en insécurité alimentaire en République démocratique du Congo et se mobilisent pour en venir à bout.

Les écoles ont aussi rouverts leurs portes sur l'entendue du pays le lundi 04 octobre dernier, mais c'est une rentrée marquée par des boycotts suite aux grèves des enseignants dans plusieurs villes. L'année précédente avait également été perturbée par des grèves ou encore des arrêts occasionnés par la pandémie du Covid-19.

Glody Murhabazi, à Goma