A Joseph Kabila de tirer toutes les conséquences de la mobilisation et d’opter pour la voie de la sagesse.
Le G7 a tiré une grande leçon de la forte mobilisation de la population en répondant favorablement à l’appel lancé pour rejeter toutes tentatives de restauration d’un régime dictatorial en RDC.
Le tenant majeur du pouvoir en place doit, d’après l‘esprit du communiqué reproduit ci-après, tirer toutes les conséquences de cette réussite des villes mortes intervenues le 16 février et opter pour la voie de la sagesse en repoussant toute manœuvre de passage en force, de glissement du processu
Politique
La pression s’accentue sur les autorités de Kinshasa. A quelques mois de l’expiration du mandat légal du président de la République, l’Union africaine (UA), l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont joint leur voix pour la sauvegarde de la démocratie congolaise.
Lorsque l’on a appris mardi l’entrée en scène combinée de l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’UE (Union Européenne), l’UA (Union Africaine) et l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) dans le dossier du « Dialogue » à organiser entre Congolais, l’on a cru que l’heure de son déblocage avait sonné. Mais, après lecture du communiqué ficelé par ces organisations, force est de constater qu’au lieu d’évacuer les zones d’ombres, on continue plutôt de les entretenir.
Cela se ressent notamment à travers des termes tels que « élections à bonne date ».
L’opération « ville morte » décrétée par l’opposition le mardi 16 février 2016 continue à défrayer la chronique. La dernière réaction en date est celle des alliés de Tshisekedi regroupés au sein du « Front du Peuple ».
Dans un communiqué daté du mercredi 17 février 2016, son modérateur, Lisanga Bonganga, salue la réussite totale de l’opération « ville morte » sur toute l’étendue du territoire national.
A l’image d’autres partis et plates-formes de l’Opposition, le G7 se réjouit de la réussite de l’opération «ville morte», le mardi 16 février 2016. Selon Charles Mwando et ses compagnons de lutte, la forte mobilisation populaire d’il y a 48 heures est l’expression du refus du souverain de tout tripatouillage de la Constitution et toute velleité de prolongation des mandats des animateurs actuels des institutions.
Après le tête-à-tête de Bruxelles entre l’émissaire de l’Union africaine et le leader de l’Udps, rencontre que plus d’un analyste a qualifiée d’échec, beaucoup sont ceux qui, au sein de la classe politique congolaise, à l’Opposition particulièrement, ont voulu tourner la page Edem Kodjo.
Au point que le retour de ce vieux routier à Kinshasa, en vue de poursuivre les consultations politiques, a été violemment critiqué par plusieurs observateurs de la scène politique congolaise.
Les commentaires sont allés jusqu’à dire que, faute de moisson conséquente, Kodjo était revenu au Co
Etienne Tshisekedi reste le seul homme politique le plus populaire de la RDC.
Cette popularité, due à son opposition aux régimes successifs du Maréchal Mobutu, de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph Kabila, fait de lui un homme incontournable dans la résolution de la crise politique en RDC. A 83 ans, l’homme reste attaché à la mère-patrie, le Congo, qu’il tient à libérer et dont il défend avec acharnement l’unité, selon Dieudonné Ilunga Mpunga dans son ouvrage « Etienne Tshisekedi, le sens d’un combat».
Cité dans certains médias comme l’un des co-responsables de la répression sanglante de la marche des chrétiens le 16 février 1992, Antoine- Gabriel Kyungu wa Kumwanza a réagi, hier, via une déclaration à la presse.
Dans sa réplique, le leader katangais rappelle qu’au moment des faits, il était Gouverneur du Katanga et se trouvait non pas à Kinshasa, mais à Lubumbashi. " Chez nous, la marche s’était déroulée dans le calme. Il n’y avait pas d’incidents comme à Kinshasa ", précise le président de l’UNAFEC.
Dans un communiqué de presse daté d’hier 17 février, le G7 se félicite de la participation des Congolais à la journée villes mortes décrétée la veille, le 16 février. Pour cette plateforme politique que préside Charles Mwando Nsimba, cette forte mobilisation est un appel du peuple congolais au strict respect de la Constitution. En même temps qu’elle doit dissuader, selon le G7, " toute manœuvre de passage en force, de glissement du processus électoral et de révision constitutionnelle ".
La frontière entre la ville de Goma et le Rwanda est de nouveau rouverte 24 heures sur 24, sur décision du président de la République, annoncée mardi 16 février par le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.