CENI : Mabunda dit ne pas pouvoir satisfaire aux demandes de procéder aux réformes électorales avant la désignation de nouveaux dirigeants  

Publié mar 30/06/2020 - 13:40
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La présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda dit ne pas pouvoir satisfaire les revendications des mouvements citoyens d'écarter les propositions de lois Minaku-Sakata et de procéder aux réformes électorales avant la désignation de nouveaux animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).  

C'est-ce que font savoir le Comité Laïc de Coordination (CLC), la Lutte pour le Changement (LUCHA), Filimbi et Les Congolais Debout, après avoir rencontré lundi dernier la speaker de la chambre basse du Parlement. 

"Madame la présidente, après nous avoir écouté, nous a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas satisfaire à nos demandes. (Il ne faut pas conditionner la désignation des animateurs de la CENI à la réforme de sa structure, a-t-elle entre autres, déclaré)", lit-on dans leur déclaration commune.

Par conséquent, ces structures de la société civile réaffirment leur opposition à ces deux éléments et considèrent que l'Assemblée nationale a "rompu son devoir d'être la représentante du peuple pour servir des desseins nuisibles à la nation". 

Elles appellent à la mobilisation générale pour barrer route "pacifiquement" à une CENI "instrumentalisée et des lois scélérates contre la justice de notre pays".

En outre, le CLC, la LUCHA, FILIMBI et Les Congolais Debout promettent de publier dans les tout prochains jours un calendrier des actions "pacifiques" pour exiger la prise en compte de leurs revendications. Et ce, "en faveur d'une CENI réellement indépendante et depolitisée et d'une justice impartiale et libre". 

Dans une déclaration faite samedi, la Commission Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) avait appelé aussi aux réformes électorales comme préalables à la désignation de nouveaux dirigeants de la CENI. 

Quant aux lois Minaku-Sakata, le président de la République Félix Tshisekedi a, dans son adresse à la nation hier, indiqué qu'il n'accepterait pas des réformes qui pourraient compromettre l'indépendance de la justice. 

Prince Mayiro