RDC : Le bureau de l'assemblée nationale rémunère 2.756 membres des cabinets contre 881 pour le Sénat (ODEP)

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Présentant son rapport sur la gestion des finances publiques en 2021, l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) note une augmentation exhorbitante des membres de cabinets des chefs de corps des institutions à charge du trésor public.

Pour l'ODEP, l'exécution de la loi des finances reste marquée par l'affaiblissement des institutions à caractère social. Les dépenses de la santé, éducation, agriculture et infrastructures sont restées faiblement payées au cours de la période sous examen.

80% de décaissement concerne les rémunérations en lieu et place des investissements. Selon cette ONG, les institutions gourmandes du pays sont la présidence de la République (211,6%), l'Assemblée nationale (103%), le Sénat (133%) et la primature (131%) qui ont vu leurs dépenses exploser en 9 mois.

Pour l'ODEP, ces dépenses en dépassement sont justifiées par le recours à des mauvaises pratiques  de gestion, notamment le nombre pléthorique des membres des cabinets des dirigeants des institutions.

Selon cette ONG spécialisée dans le contrôle citoyen, la présidence de la République a augmenté le nombre de son personnel en charge de l’État de 455 en 2018 à 1018 en 2021. La Primature elle, paie 606 personnels politiques affectés dans le cabinet du premier Ministre, rapporte l'ODEP.

Il affirme que le bureau de l'Assemblée Nationale rémunère 2.756 membres de cabinet, hormis les 500 députés, contre 881 membres de cabinet pour le bureau du Sénat, hormis les 109 sénateurs. 

Dans ses conclusions, l'ODEP note une mauvaise gestion des finances publiques en 2021. Il fustige
l'absence de justice sociale et distributive dans la répartition des richesses nationales, le manque de transparence et l’absence de discipline budgétaire, le manque d’équité dans la gestion des finances publiques.

Cette ONG souligne par ailleurs le déficit de suivi et de contrôle par le Parlement, le déficit de contrôle administratif notamment par les contrôleurs budgétaires, les comptables publics et  l’Inspection Générale des Finances, dans l’exécution du budget. 

Orly-Darel Ngiambukulu